À force de fréquenter les femmes et les hommes d’importance, une lassitude peut gagner les caractères les mieux trempés, les tempéraments les plus rigoureux. Les protestants par exemple. Aussi bien, les jours d’ennui, la littérature ouvre-t-elle pour eux son sac à malices et glisse un nom, comme une invite au dévergondage. Qui se rappelle Albert Vidalie ? Bien entendu, les flâneurs des quais de la Seine, qui trouvent encore, dans une de ces boîtes merveilleuses, couleur vert anglais, deux ou trois volumes de lui, dont les pages ne sont pas même découpées.
Fixons pour mémoire quelques dates. Vidalie naquit le 25 mai 1913 à Châtillon. Les fortifs étaient encore debout, le grand massacre s’annonçait, la banlieue ne portait pas ce nom – c’était un Paris d’envergure, qui se moquait des beaux quartiers. Les mots lui sont venus par la rue, l’écriture par l’école. Grande, […]
