Dans les 660 pages de Liberté (Albin Michel), l’ancienne chancelière allemande Angela Merkel raconte sa vie. De son enfance en RDA à son accession au pouvoir en 2005 comme chancelière, puis les seize années à la tête de l’Allemagne, elle livre un récit personnel et détaillé des grands événements, ses relations avec Poutine, la crise de la Grèce, Fukushima, les élections en Allemagne… Christian Sillianoff, observateur attentif de l’Allemagne, a lu l’ouvrage de l’ex-chancelière avec un vif intérêt. Habitué des biographies de politiques, il trouve que le récit d’Angela Merkel ne déroge pas à la règle habituelle : justifier ses choix sans faire son autocritique. Mais il reconnait que le point de vue d’Angela Merkel diffère souvent de celui qu’on s’en est fait côté français.

Peu de scoop

« Il y a peu de scoop, ce qu’elle raconte on le sait déjà mais elle rend les enjeux palpables sur la vie politique allemande et internationale, explique Christian Silianoff qui a habité jusqu’à ses 14 ans en Allemagne et connait bien le pays. On se rend compte à travers ses propos qu’il y a une vraie […]