Adam et Ewa sont nés la même nuit dans une maternité polonaise ; des prénoms symboliques qui scellent la promesse d’un monde nouveau pour ces familles juste rescapées de la Shoah. Autour des deux couples de parents qui ont sympathisé, deux autres familles viennent s’agréger. Ce sont des juifs laïcs et communistes, portés par des idéaux de reconstruction. Après la mort de Staline en 1953, ils aspirent à une vie plus calme. En mars 68, des purges sont menées contre les juifs, coupables des dysfonctionnements du pays, nouveaux boucs émissaires des dirigeants polonais sous le joug de l’URSS. Faut-il quitter la Pologne pour reconstruire une vie ailleurs ?
Les familles s’interrogent ; enseignants, ingénieurs, psychologues, ils optent pour des choix différents. La première s’engagent pour Israël, la seconde obtient un passeport pour les États-Unis, une troisième parvient au Canada après un passage par la France, tandis que la dernière reste en Pologne. Sur les routes de l’exil, il faut changer de langue, de prénom, composer avec le déracinement. La deuxième génération souhaite s’intégrer pour se démarquer des parents, faire ses propres traces ; apportant l’espoir d’une vie nouvelle.
La variété des caractères permet d’[…]
