« Je m’efforce de lire au moins un poème par jour. C’est une excellente hygiène de vie » a déclaré le romancier à l’AFP à la sortie de son nouveau livre. Son but étant de « témoigner du fait que la poésie peut vraiment sauver la vie quand on va mal. Et quand on va bien, elle peut la rendre plus intense. » Tel est l’objectif du Chat du jardinier qui se déroule dans l’arrière-pays provençal, ravagé par une tempête.

Thalie, professeure de français récemment retraitée, propose à son voisin, Louis, un jardinier hypersensible à la stature de colosse, de soigner ses oliviers et ses lauriers-roses. En échange, convaincue du pouvoir des mots, elle lui enseignera les rudiments de la poésie et des maîtres qui l’accompagnent au quotidien. Le jardinier taiseux, préoccupé par la tumeur qui menace son chat, lui transmet l’art de soigner les plantes. Il espère trouver dans les poèmes que cette femme fantasque récite toujours à propos, un nom pour son chat. 

Si le début semble un peu didactique, on ne découvre nullement un florilège de poèmes plus ou moins connus. Dès que les personnages prennent de l’ampleur et que les péripéties s’enchaînent, la poésie devient un axe pour la rencontre de l’autre et la compréhension du monde. Le verbe poétique sert ici d’introduction au merveilleux, il nous construit, structure notre imaginaire défend […]