Comment écrire une biographie quand on a si peu de documents ? On fait alors appel à l’histoire et à la sociologie pour dresser un « portrait de groupe avec dame. » On peut aussi chercher cette dame à travers ses amis, que ce soit parce qu’ils parlent d’elle, soit parce que leur fréquentation témoigne de centres d’intérêt communs, ici le républicanisme, le saint-simonisme, le mouvement abolitionniste, le protestantisme…
Floreska est née en 1813 dans un milieu modeste d’artisans et de marchands. Elle a reçu une très bonne instruction – où ? comment ? Est-elle allée jusqu’au brevet ? Elle a fait un séjour dans le Royaume-Uni – quand ? où ? comment ? combien de temps ? Y a-t-elle été gouvernante dans une famille ou sous-maîtresse de français dans une institution ? En tout cas, c’est avant 1846 puisqu’à cette date on la retrouve à Paris où, avec une dame, elle ouvre une institution laïque pour jeunes filles.
Elle est revenue d’Angleterre républicaine et protestante, un protestantisme exigeant, unitarien, c’est-à-dire antérieur au Concile de Nicée qui a défini la Trinité, centré sur l’Evangile, « celui qui fait aimer les pauvres, les souffrants, les persécutés » comme l’écrira son futur mari, le docteur Ange Guépin. On ne sait […]

