L’occupation de la Crimée en 2014 puis la guerre en Ukraine, ont réveillé (ou éveillé ?) l’intérêt pour cette péninsule qui fut l’objet d’une guerre qui a laissé son nom à une station de métro et à divers lieux dans la capitale. Yves Bruley, spécialiste de l’histoire diplomatique du Second Empire, était particulièrement qualifié pour nous montrer l’importance de cette guerre dans l’histoire européenne.
Ce conflit opposa, entre 1853 et 1856, l’empire russe à une coalition formée de l’empire ottoman, de la France, du Royaume Uni, et du royaume de Piémont-Sardaigne. Le but était de soutenir le faible empire ottoman en s’opposant à la Russie qui, voulant s’étendre vers le sud, vers la mer Noire, avait envahi les provinces roumaines qui appartenaient à la Turquie.
Bruley le fait dans un style alerte qui lui permet de suivre les deux fils qu’il entrecroise, les événements militaires et les réalisations diplomatiques. Car cette guerre lancée par la Russie contre l’empire ottoman s’est terminée par le Traité de Paris que certains voient comme l’apogée du Second Empire, la revanche française du Traité de Vienne de 1815. Le Congrès de Paris où se déroulèrent les négociations est considéré comme l’acte fondateur d’une diplomatie […]

