L’avant-propos indique que « ce livre est construit comme des poupées gigognes : commençant par le peuplement des continents sur plusieurs millénaires, il passe à celui de l’Europe sur le dernier siècle, puis de la Communauté européenne sur un quart de siècle pour finir par l’évolution récente de la population des communes françaises ».
À chaque étape, le peuplement et sa densité apparaîtront déterminés par des conditions particulières, pas toujours généralisables comme le montrent la relation entre activité féminine et fécondité qui n’a pas les mêmes effets selon les pays ; ou par ailleurs la relation entre l’importance de l’immigration et le vote d’extrême-droite en France qui se vérifie dans les Régions, est nulle pour les départements et inverse dans les communes rurales (inversement proportionnel au nombre d’immigrés).
L’ouvrage offre des dizaines de cartes en couleur, suggestives et contredisant parfois certaines idées préconçues. On notera par exemple la fausse idée selon laquelle la religion favorise la fécondité, battue en brèche en Espagne, Italie, Pologne (p.77).
Le chapitre quatre traite des « trois peuplements de la France » : il souligne l’émergence et l’évolution de la « diagonale du vide », la dynamique de l’Arc Atlantique et d’un grand Sud-Est. Mais d’autres […]

