C’est un livre écrit par une universitaire états-unienne. De manière très originale, il croise la position d’Albert Camus par rapport à la guerre d’Algérie avec quatre œuvres (trois livres et un film) d’auteurs algériens en rapport avec cette période. Plus précisément, il développe successivement :
Une analyse comparative entre L’étranger, le roman de Camus (1942) avec celui de Kamel Daoud, Meursault, contre-enquête (2014).
Une mise en dialogue de l’activité journalistique de Camus à propos de l’Algérie avec le roman de Leïla Sebbar (1999) La Seine était rouge, Paris Octobre 1961, qui dévoile le massacre, jusque-là censuré, des Algériens par la police parisienne.
Les problèmes éthiques posés par l’usage de la violence tels qu’ils sont abordés par Albert Camus après la publication de L’homme révolté et par le film de Rachid Bouchareb Hors la loi (2010) sur l’action de la branche française du FLN.
Le thème de la justice réparatrice dans la relation franco-algérienne après la guerre d’Algérie tel qu’il peut être abordé à partir de Le premier homme, le manuscrit autobiographique de Camus et aussi de Moze, le roman autobiographique (2002) de Zahia Rahmani, fille de harki. Ce livre donne des éclairages précieux sur Camus et sur ses œuvres, par exemple • sur la psychologie de Meursault dans L’étranger; il refuse de “jouer le jeu“ de la […]

