Le film ne conte pas la vie de Martin Luther King. Il se focalise sur une période de trois mois.
Après avoir obtenu le prix Nobel de la paix en octobre 1964 le leader noir se consacre, à partir de janvier 1965, à la lutte pour l’application effective de la loi sur le droit de vote des Noirs (pourtant obtenu en 1870). Il organise, en mars trois longues marches non violentes de Selma à Montgomery, dont la première, sauvagement réprimée, est restée dans les mémoires comme le Bloody Sunday ; puis de Selma à la Maison blanche et qui aboutira au Voting Rights Act en août 1965.Ce film présente des ombres et des lumières, à l’instar du personnage principal.

Des lumières car il mérite une approbation sans réserve. On ne dira jamais assez combien le devoir de mémoire est une nécessité rendue plus indispensable encore dans les périodes difficiles que nous vivons. Nous ne rappellerons jamais assez, vis à vis de nos jeunes en particulier, la lutte de ceux qui se sont battus et souvent sont morts pour la dignité, l’honneur, le respect, la justice, la liberté et l’égalité des êtres humains. Nous ne montrerons jamais assez ces combats qui ont fait notre histoire surtout dans une actualité où ces valeurs que l’on croyait établies sont plus menacées que jamais. […]