Wonder(ful) Woman

Wonder(ful) Woman

Wonder Woman, la divine amazone de la franchise DC Comics revient pour deux heures d’aventures trépidantes réalisées par Patty Jenkins… et ça le fait !

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Publié le 13 juin 2017

Auteur : Jean-Luc Gadreau

Après la quinzaine cannoise, choisir de se faire un blockbuster peut s’avérer bien sympathique. Mais dans le genre, on peut vite être aussi déçu… ou étonnamment surpris et séduit.

Cette Wonder Woman est sortie de l’univers des BD originelles et se situe bien loin de l’incarnation de Linda Carter dans les années 70 qui s’évertuait à sauver le monde en faisant irrémédiablement et frénétiquement la toupie. Ici nous découvrons l’histoire de Diana Prince, alias Wonder Woman, interprétée par la splendide actrice et mannequin israélienne Gal Gadot.

Diana, qui a grandi choyée et protégée par sa mère Hippolyte sur Themiscyra, mais qui a toujours voulu devenir une guerrière, prend brutalement conscience du cauchemar qui frappe le monde des hommes lorsque vient s’écraser sur l’île l’avion de l’espion Steve Trevor. Convaincue que la guerre est provoquée par Arès, le Dieu de la Guerre, Diana décide de quitter son foyer et son havre de paix en compagnie de Steve afin de le vaincre. En chemin, elle se retrouve non seulement confrontée aux horreurs de la guerre mais aussi aux ambiguïtés de la nature humaine.

Wonder Woman ne s’enfonce pas dans les clichés possibles et souvent pathétiques de nombreux films de super-héros, en particulier chez DC Comics. Il mêle au contraire habilement au genre fantastique des aspects mythologiques, de superbes scènes de batailles épiques génialement orchestrées, beaucoup d’humour bien placé et une certaine gravité qui conduit même à une éloge de l’amour et du sacrifice. Si la beauté de Diana Prince est ce qui éclate au premier regard, on découvre vite qu’elle respire surtout la bonté et la compassion. Comme bon super-héro qui se respecte, son combat se joue naturellement contre l’injustice et dans la protection des innocents. Mais en utilisant le contexte de la Première Guerre Mondiale, qui, précisons-le là, est particulièrement bien rendu, la réalisatrice Patty Jenkins confronte la naïveté de sa jeune héroïne tout fraîchement sortie de son cocon douillet à la brutalité du monde réel et à ses horreurs pour l’amener à découvrir la place qu’elle peut ou doit y occuper.

On appréciera que ses paroles et ses actes fassent doublement mouche en apportant du bien mais en changeant aussi les mentalités autours d’elle. Diana devient une locomotive. Le faible reprend courage, le pessimiste recommence à y croire… Progressivement et dans l’action, elle découvre, pour sa part, sa véritable identité et comprend sa mission. Vous le devinerez sans doute, derrière ces remarques se profilent de nombreuses analogies pouvant nous conduire dans une réflexion bien plus profonde que le simple divertissement. Alors laissez vous tenter, et pourquoi pas y aller en famille pour passer un super moment et en discuter ensemble à la sortie.

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Cinéma, culture, sport, spiritualité, société… Autant de sujets de prédilection du blog de Jean-Luc Gadreau, ArtSpi’in. Jean-Luc Gadreau est pasteur, auteur, mais aussi attaché de presse du Jury œcuménique au Festival de Cannes.

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