Bangui, une ville « abîmée »

Le président et le secrétaire général du Défap, les pasteurs Jean-Arnold de Clermont et Bertrand Vergniol, se sont rendus en République centrafricaine fin mars, pour le culte de Pâques. Le pasteur Vergniol revient sur ce séjour marquant.

Un contenu proposé par Défap

Publié le 26 avril 2016

Lire directement l’article sur Défap

Comment parler de la situation de Bangui sans évoquer ses quartiers dévastés ? C’est une ville abîmée qui nous accueille. La peur est palpable. Les habitants vivent depuis 2013 sous la menace permanente de bandits qui peuvent mettre à sac les écoles, les maisons, les commerces, la vie. Les milices, chacune de leur côté, poursuivent leurs guerres. Le feu a balayé les rues et a laissé dans son sillage des dizaines de milliers de déplacés. Nus, sans rien d’autres que ce qu’ils ont pu, dans la précipitation, emporter. Enfants au dos et bras surchargés, ils survivent le long de l’aéroport, dans les terrains vagues, en tente ou sous des abris de fortune. La misère est poignante, et personne n’y échappe : femmes, enfants, anciens, blessés… tout le monde subit la violence de ce quotidien incertain. C’est dans ce climat que la France a annoncé le retrait de la force Sangaris. Qu’adviendra-t-il de cette trêve fragile ? Les armes que nous ne voyons plus feront-elles à nouveau entendre la plainte des innocents ?

La nuit dépose un voile opaque qu’aucune lumière ne vient troubler. La ville est éteinte. Quelques fantômes la traversent timidement. Mais les ténèbres ne sont pas seulement la privation de lumière, c’est l’état dans lequel on se trouve lorsque plus rien n’appelle à la vie. Au milieu des blindés de l’armée française et des chars blancs de l’ONU se dessine pourtant un espoir. […]

Lire la suite sur Défap

Dans la même rubrique...

L’étau de Bangui, appels religieux à la paix

Dans ce pays où les structures sont détruites et les institutions défaillantes, les Églises représentent l’une des rares forces capables d’aider à reconstruire le vivre ensemble.

Un contenu proposé par Défap

Violences post-électorales en Centrafrique

L'annonce début janvier du résultat de l’élection présidentielle du 27 décembre et la réélection dès le premier tour de Faustin-Archange Touadéra est intervenue dans un contexte de reprise des violences.

Un contenu proposé par Défap

Années 1960, Mahalia Jackson, France et droits civiques

Mahalia Jackson revient en France à trois reprises à la rencontre du public, en 1961, 1968 et 1969, non seulement comme chanteuse d'exception, mais comme ambassadrice de l'émancipation des noirs américains.

Un contenu proposé par Fil-info-francophonie

Mahalia Jackson : du Gospel à la salle Pleyel

A l'automne 1952, le public parisien l'attend, avec pour écrin, la salle Pleyel. Deuxième volet (2/4) de la série Mahalia Jackson et la France.

Un contenu proposé par Fil-info-francophonie

UN CONTENU PROPOSÉ PAR