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Climat : des « pertes irréversibles » pour la nature, selon le GIEC

Les effets du réchauffement sont désormais généralisés et souvent irréversibles, alertent les experts dans un nouveau rapport publié lundi 28 février.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Publié le 2 mars 2022

Auteur : Camille Verdi

C’est à la fois inquiétant et alarmant. Dans un nouveau rapport du GIEC publié lundi 28 février, les experts du climat de l’ONU dressent un terrible bilan des conséquences du réchauffement climatique. Lequel s’accélère et conduit à “une menace pour le bien-être humain et la santé de la planète”, disent-ils. Et de noter, toutefois, qu’agir maintenant “peut assurer l’avenir” de la planète. Le dernier rapport pointe des dégâts visibles et irréversibles dans certaines régions et les inégalités entre les pays face au changement climatique. Antonio Guterres, le Secrétaire général de l’ONU, déplore un “recueil de la souffrance humaine et la preuve de l’abdication criminelle des dirigeants mondiaux”, selon une vidéo du média Brut, relayée par France Info, qui résume en trois points ce qu’il faut retenir de ce rapport.

Des dommages irréversibles

Entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes vivent dans des contextes très vulnérables au changement climatique, note Gonéri Le Cozannet, auteur du rapport, interrogé par Brut. Il ajoute que les précédents rapports du GIEC prévoyaient déjà ce qui se vérifie aujourd’hui : une augmentation des vagues de chaleur qui ont des conséquences directes sur la santé humaine (mais également l’économie et la biodiversité), des précipitations extrêmes ainsi qu’une élévation du niveau de la mer. 

Des inégalités

Pour Brut, Gonéri Le Cozannet dénonce les inégalités, notamment en Afrique. “Le changement climatique compromet l’atteinte des objectifs de limiter la faim, donc d’assurer la sécurité alimentaire, assurer l’accès à l’eau”, dit-il. Ce que subit l’Afrique, explique-t-il, l’Europe, à l’inverse, ne le subit pas. Il évoque aussi certaines zones soumises à de trop fortes chaleurs où il ne sera plus possible de vivre. 

Quelles solutions ?

D’ici 2050, on aura 2,5 milliards d’habitants supplémentaires dans les villes, ce qui veut dire qu’on a une opportunité parce qu’on va avoir des besoins en termes de construction dans les villes, d’urbanisme”, indique Gonéri Le Cozannet à Brut. Pour ce spécialiste, l’urbanisme peut s’adapter au changement climatique. Exemple : miser sur plus de végétation afin de limiter les îlots de chaleur. Autre exemple : faciliter l’évacuation des eaux de pluie, à l’image de Rotterdam, via la mise en place de systèmes particuliers. Enfin, faciliter l’accès aux transports dits “doux” est une des solutions, le but étant d’éviter de se déplacer en véhicule et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. 

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