Liban

« On n’a pas de temple mais on est debout ! »

Crise économique, financière, sanitaire : dans Beyrouth où l’on tarde à relever les ruines des explosions du 4 août, la petite communauté protestante francophone poursuit son témoignage et son action diaconale.

Un contenu proposé par Défap

Publié le 26 novembre 2020

Lire directement l’article sur Défap

Le pasteur Gérard Riess vient d’y passer plus d’un an. Il témoigne de «la force de l’accueil» de cette Église.

Deux réalités parallèles. D’un côté, celle des institutions : Saad Harari, de retour après avoir été chassé par la rue en octobre 2019, a promis pour sauver le Liban un gouvernement d’experts. Son crédit dans l’opinion publique reste très faible ; il y a un peu plus d’un an, des dizaines de milliers de manifestants, sunnites, chiites, chrétiens, druzes, s’étaient rassemblés dans tout le pays, de Tripoli à Saïda, d’Akkar jusqu’à Tyr, unis pour réclamer la chute du régime. Leur chant de ralliement, «Tous veut dire tous !», était une dénonciation d’un système politique confessionnel qui avait permis le blocage de la démocratie libanaise. Un fait sans précédent qui avait alors provoqué la démission de Saad Harari. Et le voilà de nouveau engagé dans des négociations pour former son quatrième gouvernement, profitant de ce même système confessionnel qui assure le poste de Premier ministre à un sunnite. L’économie est en plein naufrage, les caisses des banques sont vides, et l’un des principaux bras-de-fer qui agitent la classe politique, c’est l’audit de la banque centrale. Un audit jugé «indispensable» par Emmanuel Macron, un audit sans lequel les aides internationales resteront bloquées ; mais face à lui se dresse un mur : celui de la loi sur le secret bancaire de 1956, qui a permis de faire du Liban la «Suisse du Moyen-Orient». Le gouverneur de la banque centrale s’y accroche avec d’autant plus de vigueur que toute la corruption de la classe dirigeante libanaise, dont nul ne doute au Liban, risquerait d’éclater encore plus au grand jour.

Et il y a, de l’autre côté, la réalité du quotidien. Celle d’un pays meurtri, d’une capitale, Beyrouth, où les ruines des explosions du 4 août sont encore partout présentes. La silhouette éventrée du silo à grains du port, émergeant de ce qui ressemble à un champ de bataille, en reste le symbole repris par […]

Lire la suite sur Défap

Vous pourriez aimer aussi

« Notre tâche est de donner de l’espoir quand il n’y en a plus »

Les Églises inventent de nouvelles solidarités à Beyrouth où la double explosion qui a ravagé une partie de la ville début août a fait plus de 300 000 sans-abri.

Un contenu proposé par Réformés

Au Liban, la crise de trop

Le Covid-19 est venu bouleverser un pays déjà frappé par de graves crises.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager
Beyrouth : vous avez dit ville protestante ?

Beyrouth : vous avez dit ville protestante ?

Découvrez l'édito d'Anie Boudjikanian, présidente de l’ACO Fellowship Beyrouth, dans la revue Le Levant de décembre 2019 consacrée à la capitale libanaise.

Un contenu proposé par Le Levant

UN CONTENU PROPOSÉ PAR