Un souhait, une espérance. Le thème de la paix a été retenu pour l’année 2026 du calendrier interreligieux de la ville de Mulhouse. Comme chaque année depuis 2005, les représentants des cultes de Mulhouse ont présenté un calendrier interreligieux. Pour cette nouvelle édition, ont participé Francis Muller, pasteur réformé, Jean-Marc Bellefleur, pasteur évangélique, Hervé Paradis-Murat, prêtre catholique, Emil Tanca, prêtre orthodoxe, Souleymane Barry, imam, Noté Levintov, rabbin, et Paul Famann, représentant de la communauté bouddhiste. Le calendrier compte 24 pages et est introduit par la maire Michèle Lutz.
Chaque culte a hérité d’une partie pour écrire un texte en lien avec sa religion. « Nous avons choisi le thème de la paix, par rapport au contexte général. Les médias renvoient une image assez pessimiste du monde, et c’est leur rôle d’informer. Nous préférons aborder l’actualité par le prisme de la paix plutôt que par celui de la guerre, témoigne Francis Muller, le pasteur réformé. Nous voulions dire qu’une paix est possible et inciter à œuvrer pour la paix et à vivre en paix. Avec le pasteur évangélique et le prêtre catholique, nous avons écrit les textes sur la paix pour la partie chrétienne. »
La paix vue par les religions
Ainsi la paix est abordée chez les chrétiens comme soif de bonheur, don et tâche. Dans le judaïsme, « Pour atteindre la paix, nous devons comprendre nos différences, nos frontières et nos identités. » Dans l’islam, la paix est présentée sous trois aspects : paix spirituelle, paix personnelle et paix sociale. Enfin, la paix est un thème central dans le bouddhisme. « Dans le Sûtra des Quatre Incommensurables du cœur, Bouddha enseigne quatre qualités fondamentales, considérées comme de véritables trésors de vertu. Elles appelées les quatre bienfaisances incommensurables : l’amour universel, la compassion, la joie altruiste et le lâcher-prise (ou détachement). »
L’idée du calendrier est née en […]
