Bien que protestant, Jean-Zay avait des origines juives. Un mélange qu’il a transmis à ses enfants et qui a certainement influencé Hélène Mouchard-Zay. Âgée de 85 ans, elle s’est éteinte à Orléans, où sa famille est revenue vivre à la Libération. La fille du jeune et brillant ministre de l’éducation nationale et des beaux-arts du Front populaire, assassiné par la milice de Vichy le 20 juin 1944, découvre en 1990 l’ignorance, voire l’indifférence avec laquelle le sort des Juifs dans les camps de Pithiviers et de Beaune la Rolande sont perçus. Dans le même temps, la profanation du cimetière juif de Carpentras est un véritable choc. Il témoigne, en effet, de la persistance et de la violence de l’antisémitisme.
L’année suivante, l’agrégée de lettres fonde, avec Éliane Klein, le Centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret (Cercil). Il sera inauguré en 1992 par Simone Veil. Le but du Cercil ? Écrire et promouvoir une histoire globale de ces camps dans le contexte de la politique antijuive du IIIe Reich et du régime de Vichy. Et ce, depuis leur ouverture en mai 1941 jusqu’à l’arrivée des familles du Vel d’Hiv. Par ailleurs, le […]
