Faites un test simple. Prenez une pièce, un billet, votre appli bancaire. Et demandez-vous : qu’est-ce que j’attends vraiment de toi ? Du pain, oui. Mais aussi de la sécurité. De la reconnaissance. Du pouvoir. Le droit de choisir. Le droit d’être quelqu’un.

L’Évangile appelle cela une puissance : «  Mammon  ». Pas une monnaie. Un maître possible. Un rival de Dieu. Parce que l’argent promet une chose énorme : « Avec moi, tu ne manqueras pas. » Et il réclame en échange une chose énorme : ta loyauté.

On peut faire semblant avec beaucoup de choses. Avec ses mots. Avec ses émotions. Avec sa religion. Mais pas avec son argent. Là, nos priorités s’écrivent en chiffres.

Alors la question n’est pas : « As-tu trop ou pas assez ? » La question est : « Qui décide en toi quand il s’agit d’argent ? » Ta peur de perdre  ? Ton besoin de paraître  ? Ton ressentiment  ? Ou ta liberté ?

Dans le livre des Actes, Ananias et Saphira ne sont pas condamnés parce qu’ils n’ont pas tout donné. Ils sont jugés parce qu’ils ont voulu acheter une réputation spirituelle avec un geste qui n’était pas vrai. L’argent devient mensonge.

La question n’est pas d’abord morale, elle est spirituelle. Je vous propose un […]