Diriger en chrétien

Diriger en chrétien

Est-il possible de combiner convictions chrétiennes et management ? Dominique Seau est PDG du groupe Éminence et membre des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens. Il nous raconte son expérience.

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Publié le 27 mai 2017

Est-il possible de combiner convictions chrétiennes et management ? J’ai la faiblesse de penser que oui. J’ai la prétention de vouloir être à la fois chef d’entreprise et chrétien. Le « plus » du chrétien, c’est la manière dont il regarde son frère, en entreprise ou ailleurs. Je regarde ceux sur qui j’ai autorité en chrétien, en frère.  Pour pouvoir faire grandir ceux sur qui j’ai autorité, je me dois d’abord d’être compétent. C’est en grande partie grâce à l’obtention de résultats positifs, notamment financiers ou commerciaux, que je construis ma légitimité aux yeux de mes collaborateurs et que mes usines tournent.

Je suis aussi jugé sur l’une des facettes de la justice qui est l’équité, fondée sur la reconnaissance des droits de chacun. À chacun selon sa contribution en entreprise. Chez Éminence, un grand soin est apporté à la mesure de la performance individuelle et collective. Enfin, mes salariés exigent, à raison, qu’un manager soit exemplaire. L’exemplarité ne consiste pas à être parfait mais à chercher avec constance et sincérité à incarner au mieux les valeurs que nous défendons. En particulier, mes collaborateurs sont sensibles à la cohérence entre ma personnalité, ce que je dis et ce que je fais.

Le Christ est venu pour servir et non pour être servi (Mc 10.45). Je pense qu’un manager chrétien qui exerce l’autorité peut et doit l’exercer comme un service. Mon objectif prioritaire est la pérennité de mon entreprise et donc de la communauté humaine qui m’est confiée. Je suis ainsi au service de mes clients pour leur fournir des produits et services de qualité ; au service de mes collaborateurs pour leur donner des revenus justes et une bonne motivation au travail ; et au service de mes actionnaires pour rémunérer correctement le capital qu’ils m’ont confié.

On considère le chef d’entreprise comme un homme à abattre, ou une vache à traire. Peu voient en lui le cheval qui tire le char (Winston Churchill).

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