Eléments de réflexion sur la laïcité

Eléments de réflexion sur la laïcité

Les soubresauts autour d’un mot "la laïcité" traduisent aussi bien une raison en crise qu’une République fragilisée. Les religions tentées par le repli ont aussi leur responsabilité. Comment restaurer la confiance ? 

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Publié le 3 juillet 2014

Auteur : L'équipe du Blog

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Il faut inventer un nouvel espace public de délibération ou un nouvel imaginaire commun se discute se forge et s’écrit. Pourrait s’y nouer la réconciliation entre le religieux et le politique pour participer à reconstruire la démocratie.

Les rapports entre l’Église et le pouvoir politique dans notre Europe occidentale peuvent s’observer selon trois étapes :

  • La première, celle des catacombes, où l’Église persécutée pour athéisme dans un empire qui instrumentalise le religieux pour durer apparaît comme une force subversive en confessant “Jésus Christ Seigneur”
  • La deuxième, celle de la chrétienté, où l’Église d’une part, les empires les royaumes, les principautés d’autre part, se disputent la suprématie dans un monde qui se conçoit comme une unité sous la dépendance des représentants de Dieu sur terre
  • La troisième dite de la sécularisation qui de la Réforme en passant par les lumières, le concordat napoléonien, et pour la France la loi de séparation de 1905, consacre la rupture entre un espace public dédié au pouvoir politique autonome et souverain, et un espace privé ou le religieux regardé avec quelque condescendance par l’état doit être confiné.

Cette étape dont nous héritons est bousculée, et donne lieu à des soubresauts autour d’un mot “la laïcité” auquel le protestantisme est associé, dont la doctrine des deux règnes dans toutes ses variantes luthériennes et calvinistes rend compte avec difficulté.

Minoritaires persécutés, puis acteurs de la loi de séparation des Églises et de l’état, les protestants français observateurs et partenaires de la société française sont bien placés pour analyser le sens et les pratiques qui relèvent de nos jours d’une utilisation de ce mot qui n’est plus qu’une valise remplie a la hâte : “la laïcité”. […]

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En France, l’heure légale d’hiver est l’heure méridienne de Berlin imposée par le IIIe Reich lors de l’armistice de 1940. Par rapport au soleil, nous sommes en avance d’une heure (GMT*+1). En horaire d’été, nous sommes en avance de deux heures par rapport au zénith (GMT+2), moment où le soleil est au plus haut dans le ciel et le plus chaud, repère du milieu de la journée depuis que l’homme compte le temps. Actuellement, en France, à midi nous avons la lumière et la chaleur de 10 heures. Ceci n’avance en rien les travaux en extérieur : pour les moissons, il faut attendre la montée de l’astre pour que l’humidité nocturne s’évapore, à minuit beaucoup moissonnent encore… Ainsi, après une pause de « midi », on fait reprendre le travail sur les chantiers pour une période de travail entre 14h et 16h, moment le plus chaud de la journée d’où une pénibilité accrue pour les travailleurs. De tels choix ont été argumentés sur des critères d’économie d’énergie jamais démontrée. Une vieille lune déjà évoquée en 1794 par Benjamin Franklin qui se posait la question de savoir si, en se levant une heure plus tôt et en allant se coucher une heure plus tôt le soir, on économiserait des bougies, alors un gros budget pour les foyers. Cette sagesse est dévoyée dans notre monde post-industriel car au lieu de se coucher plus tôt, l’ensemble des gens se couchent beaucoup plus tard et réduisent de façon néfaste leur temps de sommeil. Bien des urbains disent que la polémique est absurde, que cela est sans effet… c’est ceux-là même qui se bourrent d’antidépresseurs, qui passent du temps devant leur lampe de luminothérapie ou en cabines UV. Une horloge biologique malmenée Le changement brutal d’horaire d’hiver fait que l’œil et les réflexes associés à la baisse de luminosité ne s’activent pas et ceci a pour conséquence une forte augmentation des accidents de la route et en particulier en ville, où des piétons et des cyclistes sont percutés par les voitures. Du jour au lendemain, ce qui était visible se retrouve dans la pénombre. L’œil et le cerveau ont besoin d’apprentissage pour conditionner des réflexes adaptés. Ainsi, d’une part, une heure légale sans rapport avec la luminosité du lieu où nous vivons et, d’autre part, des changements d’heure brutaux sont une négation totale de la physiologie humaine et même de phénomènes qui régissent la vie sur terre. Il s’agit des biorythmes. Tout un chacun connaît les perturbations d’un décalage horaire. Pourquoi mépriser cette évidence ? Il est montré que nous sommes soumis à une horloge interne autonome qui détermine un cycle de 24 heures environ : le cycle circadien démontré en premier chez les plantes en 1729. Ce cycle se caractérise par la succession d’événements biologiques qui ont lieu de façon périodique toutes les 24 heures. En premier les cycles veille/sommeil. L’être humain a donc une horloge biologique interne qui influence son comportement. Cette horloge, située dans les neurones supra-chiasmatiques de l’hypothalamus, demeure synchronisée avec l’alternance jour/nuit. Elle est soumise aux signaux photopériodiques grâce à la rétine. Changer le curseur sans arrêt provoque de nouvelles adaptations éprouvantes pour l’organisme, entraînant des troubles de l’endormissement par exemple ou des perturbations des sécrétions hormonales. Pourquoi donc nier notre nature physiologique et se mettre au pas des technocrates alors que mère nature sait davantage ce qu’elle a fait. L’heure solaire ou méridienne (GMT) apparaît comme parfaite pour nos organismes issus de cette lumière tant vénérée et respectée par bien des civilisations. *GMT : l’heur e moyenne de Greenwich, en anglais Greenwich Mean Time, est l’heure solaire moyenne au méridien de Greenwich, méridien d’origine des longitudes, traversant l’Observatoire royal de Greenwich à Londres en Angleterre.

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