La merveille des rouages naturels

Deux scientifiques, habituées à scruter l’infiniment petit, estiment qu’il n’y a pas de mort dans l’univers végétal.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Publié le 21 mars 2016

Auteur : Caroline Lehmann

Gisèle Haan-Archipoff est maître de conférences en botanique et mycologie ; Annelise Lobstein est professeur de pharmacognosie (1). Elles décrivent les cycles biologiques des végétaux, s’émerveillant de la pérennité des espèces. « Une plante ne meurt pas », affirme la première, prenant pour exemple les rhizomes de framboisiers qui courent de jardin en jardin. Annelise Lobstein évoque certaines espèces de fougères reviviscentes ou encore la rose de Jéricho, dont les parties aériennes, comme mortes en période de sécheresse prolongée, reprennent vie et se déploient dès qu’elles captent un peu d’eau. De même, les orchidées épiphytes croissent sur les arbres, se contentant de peu d’éléments nutritifs malgré leur floraison abondante.

En ce qui concerne les plantes annuelles, les deux botanistes s’étonnent de l’ingéniosité de leurs « stratégies de survie ». Elles voient dans l’abondance et la diversité des formes et des couleurs des fleurs, des parfums, des nectars, des graines et des systèmes de leur dissémination, que « tout est pensé pour la survie du végétal ». Quant aux arbres, Gisèle Haan-Archipoff est intarissable pour évoquer leur « caractère immortel : un arbre peut vivre des milliers d’années ». Ce qui est aussi remarquable c’est leur capacité à former des « associations à bénéfice réciproque » avec d’autres espèces végétales, des champignons voire des insectes. Les arbres, les végétaux, communiquent entre eux grâce à des molécules chimiques. Des spécificités connues de certains jardiniers : l’œillet d’inde ou la capucine, plantés au potager, participent à la lutte contre les ravageurs tout en attirant les pollinisateurs.

« La vie et le potentiel sont toujours présents »

Qu’en est-il de la place de l’être humain dans cet équilibre ? « Il doit impérativement le maintenir, en particulier par une gestion raisonnée de la forêt ; l’avenir de l’humanité en dépend », selon Annelise Lobstein. Elle constate que « cet équilibre est rompu dès lors que l’homme intervient, notamment avec des produits phytosanitaires qui tuent les insectes, les utiles comme les nuisibles sans distinction ». Elle n’en reste pas moins convaincue que « la nature est toujours plus forte que toute catastrophe écologique » et cite l’exemple de la forêt du Rhin, « repartie après la tempête de 1999, même si ce sont d’autres espèces végétales, d’autres essences, qui ont colonisé la forêt dévastée ».

(1) Cette discipline étudie les matières premières naturelles qui servent de base à la fabrication des médicaments et autres produits de santé.

Dans la même rubrique...

Procès des attentats du 13-Novembre : les expertises psychiatriques

Vendredi 22 avril, l’examen des expertises psychiatriques des accusés s’est achevé, avant d’entamer une pause d’une semaine sans audience.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Guerre en Ukraine, Corse, Will Smith… Les 5 informations à retenir du week-end

Vous n'avez pas eu le temps de tout lire, on vous résume l'actualité du week-end écoulé.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Homophobie : les violences verbales ou physiques contre les LGBT+ ont doublé en cinq ans

En 2021, 2170 crimes et délits contre les personnes lesbiennes, gays, bi et transgenres ont été recensés par les forces de l’ordre, en plus des 1620 contraventions pour injure ou diffamation.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

En Suisse, la foi décline de génération en génération

En Suisse, comme ailleurs en Occident, la religion décline. C’est ce que confirme une recherche lausannoise sur la foi dans ce pays. Elle évoque une tendance lourde et générationnelle.

Un contenu proposé par Réforme

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Le Nouveau Messager

Magazine protestant régional pour les paroisses de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Diffusé à plus de 45 000 exemplaires, ce magazine de 32 pages paraît tous les deux mois. Il aborde sous la forme de dossiers, d’entretiens et de mises en lumière la vie de tous les jours, les questions et les réalités de la foi.

Derniers contenus du partenaire

bannière podcast