Moi, fabuleuse expatriée

Moi, fabuleuse expatriée

Femme expatriée, femme au foyer ? Surtout, femme en position de devoir se réinventer, redéfinir son identité, développer son autonomie, élargir sa vision. Rencontre et interview.

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Publié le 16 mai 2016

Auteur : Hélène Bonhomme

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Étonnée par le nombre d’e-mails que je reçois de la part de fabuleuses expatriées sur tous les continents, j’ai posé 3 questions à l’une de nos lectrices, pour comprendre en quoi au-delà des difficultés, l’expatriation a pu être pour ces femmes l’occasion de se réconcilier avec elles-mêmes. Rencontre avec Séverine, 44 ans, mariée et maman de deux (grands) enfants de 18 et 21 ans. Séverine vit à Bangkok et nous parle avec sincérité de son expérience de l’expatriation… et du foyer.

Vous sentez-vous femme d’expatrié ou femme expatriée ?

Ma réponse est mitigée. Les premières années de mon expatriation, je me suis sentie « femme de ». En effet, 90% des couples choisissant l’expatriation le font du fait du mari*. L’épouse « suit » donc son mari, poursuivant à l’étranger son choix de femme au foyer ou renonçant, momentanément ou pas, à sa carrière professionnelle. Dans le cadre d’associations d’expatrié(e)s, je me souviens avoir été choquée par l’inévitable (et assez épouvantable) question : « qu’est-ce qu’il fait ton mari? », ressassée à l’infini par (trop) de femmes d’expatriés. J’avais juste envie de répondre : « Bonjour, je m’appelle Séverine et j’ai une vie propre…” Dans ce milieu, beaucoup de femmes se définissent par rapport aux fonctions de leurs époux, choisissant même leurs copines en fonction de la position du mari. J’ai finit par traduire la question par : « Es-tu fréquentable ? »… Je me sentais donc à leurs yeux « femme de », plutôt qu’être humain à part entière. Peu à peu, après des années, j’ai acquis une identité propre de femme. De femme expatriée, avec une vie réinventée, dans les yeux des autres. Même si pour ma part, je me suis toujours sentie expatriée à part entière, puisque la décision de quitter mon pays d’origine avait été une décision concertée.

L’expatriation vous a-t-elle obligée à vous réinventer ?

Oui, mille fois oui. D’une part parce que j’avais décidé d’arrêter de travailler. Avant, j’avais une carrière de cadre dans une multinationale, je m’étais beaucoup donnée pour acquérir un statut et une reconnaissance professionnelle. […]

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