Vaccins, la piqûre de trop

Vaccins : la piqûre de trop

La nouvelle loi de financement de la Sécurité sociale rend obligatoire pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018 huit vaccins supplémentaires. Billet d'humeur.

Un contenu proposé par Paroles Protestantes - Paris

Publié le 14 mai 2018

Auteur : Élisabeth Renaud

Depuis l’annonce de ce projet de loi il y a plus d’un an, pétitions et appels à la raison ont fleuri sur les réseaux sociaux… en vain. Et non, ces personnes-là ne sont pas contre les vaccins mais contre l’ajout d’aluminium et l’inoculation trop massive de vaccins à des nourrissons. Elles sont également favorables à la vaccination contre la rougeole, face à l’épidémie qui sévit actuellement en Nouvelle Aquitaine.

L’aluminium comme adjuvant

La première contestation vient de l’addition d’aluminium dans les vaccins pour stimuler, en les irritant, les défenses immunitaires du nourrisson qui ne sont pas matures avant 18 à 24 mois. Le professeur Henri Joyeux, cancérologue, a été le premier à lancer l’alerte sur la dangerosité de l’aluminium dans les vaccins. Injecté sous la peau et dans le muscle, l’aluminium est bio persistant. Une partie reste sur place, l’autre diffuse vers les os en les fragilisant, vers les reins et le cerveau. Il est responsable d’Alzheimer précoce et de dégâts immunitaires à plus ou moins long terme. Cet adjuvant aluminique a été retiré des vaccins vétérinaires il y a trois ans pour cause de cancers très graves chez l’animal : sarcomes des os, des cartilages, des muscles, s’insurge-t-il.

Il est désormais démontré que l’adjuvant aluminique n’a rien à faire dans notre corps quel que soit l’âge, d’autant plus qu’avec les onze vaccins obligatoires le nourrisson recevra au moins 3 mg de ce métal dangereux sous la peau et dans le muscle, dont environ la moitié seulement reste sur place, créant une forte irritation in situ. Le premier vaccin à avoir subi cette modification est le DT-polio dont la fabrication sans aluminium a été arrêtée en 2008.

Selon une enquête scientifique menée pour un procès aux États-Unis, l’hyper-vaccination déclencherait la formation subite de cytokines, molécules inflammatoires toxiques pour un organisme fragile. La vaccination contre l’hépatite B pour un nourrisson de 6 semaines n’a aucun intérêt de santé et peut être délétère dans l’avenir, en particulier responsable de phénomènes allergiques, de maladies auto-immunes dont les maladies neuro-dé- génératives, sclérose en plaques en particulier, chez des enfants ou adolescents.

Pourquoi une telle mobilisation ?

L’appel à la raison lancé par le Pr Henri Joyeux a été signé par plus de 8 000 professionnels de santé, dont le Pr Luc Montagnier, prix Nobel de médecine. Pourquoi une telle mobilisation ? Les défenses immunitaires d’un nourrisson sont en construction. Outre l’injection d’une quantité d’aluminium excessive, l’excès de vaccins peut être responsable de mort subite du nourrisson dans les jours ou les mois qui suivent la vaccination : 250 à 300 cas ont été répertoriés en France, dont 25 % des cas n’ont pas Avec les onze vaccins obligatoires, le nourrisson recevra au moins 3 mg d’aluminium sous la peau et dans le muscle

Les vaccins obligatoires le 1er janvier 2018 : La coqueluche, l’hépatite B, l’haemophilius influenzae B (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), les oreillons, le méningocoque C (bactérie provoquant des méningites), le pneumocoque (bactérie provoquant notamment des pneumopathies et des méningites), la rougeole, et la rubéole. Ces huit nouveaux vaccins viennent en complément des trois vaccins déjà obligatoires, à savoir ceux contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite.

Droit de réponse

L’article Vaccins, la piqûre de trop du précédent numéro sur l’extension de l’obligation de vaccination des nouveaux nés a provoqué des réactions ne permettant pas de toutes les placer dans un courrier des lecteurs. L’importance du sujet mérite que la réponse soit présentée de la même manière.

Un de nos lecteurs, pédiatre, rappelle : pour la vaccination des 800 000 nouveaux nés en France, il n’y a rien de changé, les 11 maladies sont déjà incluses depuis de nombreuses années. La seule nouveauté, c’est que c’est devenu obligatoire.

Une autre lectrice pose, quant à elle, la question de la peur et de la confiance. Pour moi, comme beaucoup de médecins, le plus urgent est bien de rétablir la confiance dans la vaccination pour la protection de la population. Le vaccin, c’est le médicament qui a sauvé le plus de vies dans le monde avec les antibiotiques. Alors, cette article utilisant la peur (la mort subite du nourrisson), des informations fausses (j’ai calculé sur les boîtes que les injections pour le nourrisson ne délivrent pas plus de 1,30 mg d’aluminium ; la prévention c’est justement de vacciner avant que le virus ne soit rencontré comme l’hépatite B) et des allégations non démontrées scientifiquement, est vraiment déplacé.

Cette question de la confiance, est soulignée par un autre courrier : Interne des Hôpitaux de Paris, exer- çant la pédiatrie depuis 40 ans, je consacre mon temps et mon énergie à convaincre les familles de protéger leurs enfants par la vaccination. L’origine de cette décision d’Agnès Buzyn, ministre de la santé, telle qu’évoquée dans un article du Figaro du 29 juin 2017, était la difficulté à atteindre un taux suffisant de vaccination pour certaines maladies. En effet, la vaccination peut également protéger ceux qui ne sont pas vaccinés, en prévenant la propagation de certaines maladies infectieuses. En d’autres termes, lorsqu’un nombre suffisant de personnes est vacciné dans une population déterminée, les maladies ne peuvent s’y propager.

Dans le cas de la rougeole, maladie très contagieuse, un tel résultat ne peut être obtenu que si un pourcentage important de la population (supé- rieur à 95 %) est vacciné. Le nombre de vies sauvées est proportionnel au nombre de personnes vaccinées. On comprend alors pourquoi ce n’est pas qu’une question de santé personnelle mais aussi une question collective.

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