Actes 3, 1-13, le texte biblique (TOB) :

La venue du Saint Esprit

1. Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils se trouvaient réunis tous ensemble.
2. Tout à coup il y eut un bruit qui venait du ciel comme le souffle d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ;
3. alors leur apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux.
4. Ils furent tous remplis d’Esprit Saint et se mirent à parler d’autres langues, comme l’Esprit leur donnait de s’exprimer.
5. Or, à Jérusalem, résidaient des Juifs pieux, venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.
6. A la rumeur qui se répandait, la foule se rassembla et se trouvait en plein désarroi, car chacun les entendait parler sa propre langue.
7. Déconcertés, émerveillés, ils disaient : « Tous ces gens qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens ?
8. Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle ?
9. Parthes, Mèdes et Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, du Pont et de l’Asie,
10. de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Egypte et de la Libye cyrénaïque, ceux de Rome en résidence ici,
11. tous, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu. »
12. Ils étaient tous déconcertés, et dans leur perplexité ils se disaient les uns aux autres : « Qu’est-ce que cela veut dire ? »
13. D’autres s’esclaffaient : « Ils sont pleins de vin doux. »

Source : Lire la Bible

Une structure narrative en deux temps

Le texte dans Actes 2 est structuré en deux tableaux. Le premier se déroule à l’intérieur d’une maison avec un groupe restreint de disciples. Le second se déploie dans l’espace public, à Jérusalem, devant une foule cosmopolite. Cette mise en scène marque une évolution de l’intériorité vers l’universalité. Ce passage symbolise le mouvement fondamental des Actes : de Jérusalem vers les extrémités du monde.

Une théophanie inspirée de l’Ancien Testament

Le récit de la Pentecôte est un récit de théophanie, où Dieu se manifeste par des métaphores familières à l’Ancien Testament : un vent violent et des langues de feu. Toutefois, les « langues de feu » ont ici une double signification. Le mot grec « glossa » désigne à la fois l’organe et le langage, annonçant un miracle de parole. L’Esprit Saint confère à chaque disciple une langue propre pour témoigner. Ce don ne gomme pas les différences, mais les reconnaît et les féconde.

Un miracle de communication et de diversité

Ce miracle des langues dépasse la glossolalie : il s’agit d’un accès aux langues terrestres étrangères, expression d’un désir de dialogue interculturel. L’altérité n’est plus un obstacle, mais un terrain de rencontre. Cette ouverture contraste avec l’épisode de Babel.

Une foule perplexe, témoin d’une irruption divine

La foule, composée de Juifs venus de toutes les nations, est déconcertée. Cette perplexité souligne que les irruptions de Dieu suscitent questions, stupeurs et parfois moqueries. Le sens n’émerge que grâce à la médiation du témoignage.

Une Église née du don et tournée vers l’universalité

Le récit insiste enfin sur deux traits essentiels : la naissance de l’Église comme fruit d’un don souverain – non maîtrisé – et sa vocation universelle. L’Église est d’emblée appelée à sortir d’elle-même, à annoncer une Parole capable de féconder toutes les cultures, sans chercher à uniformiser.

Cette vidéo fait partie de la série : Des protestants lisent la Bible
Production : Fondation pasteur Eugène Bersier
Diffusion : Meromedia – Isabelle Fiévet-Rossignol
Réalisation : Spirit of Event – Guy Rainotte
Invité : Simon Butticaz

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