Dans nos paroisses

Église junior fait rire les enfants

Depuis un an, la formule innovante du jeune pasteur Severin Schneider motive les enfants comme jamais.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Publié le 13 janvier 2021

À son arrivée dans la paroisse d’Ostheim Illhauesern, Severin Schneider a suivi un « onzième commandement » : «tu n’ennuieras pas les enfants.» Depuis un an, il prépare chaque rencontre mensuelle avec les 5-12 ans de sa paroisse en publiant sur sa chaîne Youtube une vidéo sur le thème biblique à introduire. Dans l’une d’entre elles, illustrée par les enfants eux-mêmes, il revisite par exemple l’histoire de l’Arche de Noé : la licorne n’aurait pas pris le sauveur au sérieux et ne l’aurait pas suivi dans son navire, signant ainsi sa disparition et sa relégation au statut d’animal légendaire. «Le rire fait partie de l’enfant», soutient le pasteur de 28 ans, ordonné ce mois d’octobre. « L’humour permet de passer des messages forts facilement. »

Durant le confinement, Severin Schneider a rapidement remplacé ces vidéos par le journal Jeune et branché, paru jusqu’à la mi-juillet. Dans ses quatre à huit pages hebdomadaires, en lecture libre sur Internet, les enfants suivaient Filo, Théo, Terreur et Mélody, les quatre marionnettes fétiches des rencontres habituelles et aux caractères bien trempés, et découvraient des activités de bricolage ou des BD aux dialogues décapants. Ils participaient aussi au journal en envoyant des textes et dessins. Le jeune père de famille confie s’y être consacré jusqu’à 20 heures chaque semaine. «Les enfants sont contents de participer», se réjouit Anne Ince-Brickmann, mère de Sarah, 9 ans et demi. «Cela les valorise et leur permet d’approcher un aspect biblique par le jeu et l’amusement. Pendant le confinement, le journal était devenu pour Sarah un rendez-vous qui rythmait les semaines.»

Marionnettes, bricolages, chansons, histoires… Sarah aime tout d’Église junior. «Mais il y a quand même quelque chose que je préfère, c’est les voix différentes derrière les marionnettes», souligne la fillette. Pour varier les voix de ses vidéos, Severin Schneider se fait aider par son épouse. Sarah dit aujourd’hui être pressée de revenir aux vraies rencontres du samedi avec ses amis, qui reprennent en octobre. Le pasteur compte cependant continuer aussi à faire vivre sa nouvelle publication. Les méthodes ludiques de Severin Schneider rayonnent déjà bien au-delà de sa petite paroisse et de sa quinzaine d’enfants : ses vidéos et son journal ont été vus jusqu’au Sénégal, en Irlande et aux États-Unis. Ses outils, inédits dans le paysage protestant français, suscitent l’intérêt des services de catéchèse de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine et de l’Église protestante unie de France.

Vous pourriez aimer aussi

Oïkocrédit : 45 ans de solidarité par le prêt

Des milliers d’épargnants soutiennent l’activité de près de 40 millions de personnes dans les pays du Sud et leur donne la force d’agir.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

1939, aux racines du Nouveau Messager

En mai prochain, Le Nouveau Messager sortira son 60ème numéro et fêtera ses dix ans d’existence depuis la création de sa formule bimestrielle en 2011.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Dans les Ehpad, les aumôniers face à la crise

Pendant la pandémie, les aumôniers des Ehpad ne pouvaient plus rencontrer les résidents, ni célébrer des cultes avec eux. Comment ont-ils géré cette situation ?

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Le Nouveau Messager

Magazine protestant régional pour les paroisses de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Diffusé à plus de 45 000 exemplaires, ce magazine de 32 pages paraît tous les deux mois. Il aborde sous la forme de dossiers, d’entretiens et de mises en lumière la vie de tous les jours, les questions et les réalités de la foi.

Derniers contenus du partenaire

Les dossiers thématiques de Regards protestants