Le Récup’Art à l’institut de théologie protestante

Le Récup’Art à l’Institut de théologie protestante

Deux artistes ramasseurs et rassembleurs de débris pour une exposition dédiée au regard créatif sur les déchets.

Un contenu proposé par Protestinter

Publié le 16 octobre 2015

Auteur : Philippe Krasnopolski

Lire directement l’article sur Protestinter

« C’est finalement une œuvre collective, à la fois créée par celui qui jette les objets au rebut et par l’artiste qui les transforme ». Ambroise Monod définit ainsi ses sculptures dont l’Institut de théologie protestante de Paris (ITP) offre une rétrospective du 16 octobre au 8 novembre. Une fois découpés et soudés par son imagination et son art, morceaux de carrosserie, boites de conserve, fils de fer et autres morceaux de ferraille deviennent très souvent un oiseau, parfois un masque ou encore un personnage.

Artiste passionné par l’acier, mais aussi pasteur et théologien, Ambroise Monod est le fondateur de Récup’art, un mouvement artistique lancé à la fin des années 1960. Il était aumônier protestant à l’université de Strasbourg à cette époque contestatrice de la société de consommation. Mais c’est surtout à son enfance à Dakar où son père dirigeait l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) qu’il dit devoir son idée: « Pour la majorité des Africains démunis, cela avait du sens de ne pas gaspiller et de bricoler, de transformer un objet jeté », explique-t-il.

Notion que l’on retrouve dans le manifeste du Récup’art qu’il publie en 1969: « user des débris laissés par la société d’abondance, c’est porter un regard d’humour sur le progrès technique en donnant à la chose éphémère une chance de disparaître moins vite et de durer comme objet ». Un texte quasi prophétique un quart de siècle avant l’ère actuelle de la durabilité et du recyclage alors qu’à l’époque d’autres artistes — Picasso ou César, par exemple – avaient déjà utilisé des débris pour leurs œuvres, mais sans cet objectif.

Toujours « inspiré », Ambroise Monod dépose la marque Récup’art à l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) en 1976. « Pour empêcher qu’un organisme ou une entreprise ne se l’approprie ». Lui la partage avec d’autres, notamment en animant des ateliers de création dans l’espace public comme il le fera les dimanches 18 et 25 octobre à l’ITP. […]

Lire la suite sur Protestinter

Dans la même rubrique...

L’itinéraire pastoral de Pierre Grossein

La période estivale est traditionnellement le temps des changements de postes pastoraux, des arrivées et des départs pour les pasteurs. Portrait de Pierre Grossein.

Un contenu proposé par Réveil

John Stott, théologien simple et généreux

A l’occasion des cent ans de la naissance du théologien John Stott et des dix ans de sa mort, le pasteur David Gonzalez, aumônier protestant à l’aéroport de Paris-Orly, revient sur cette figure dont l’œuvre est à redécouvrir.

Un contenu proposé par Christianisme Aujourd’hui

Le problème d’une Église post-covid habituée au canapé

Les lieux de culte ne se remplissent plus autant qu’avant et les célébrations par écran sont devenues des habitudes qui après le frémissement des débuts, finissent par lasser. Enquête à l’heure d’un début de retour à la normale.

Un contenu proposé par Christianisme Aujourd’hui

A Royan, des films pour réfléchir autrement à la parole de Dieu

L'initiative "Regarder, partager, prier" réunit un groupe de personnes autour d’un film de la communauté de l'Emmanuel qui donne à méditer sur certaines références bibliques.

Un contenu proposé par Le Protestant de l’Ouest

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Protestinter

Établie en Suisse romande, l’agence de presse Protestinter porte un regard international sur la vie des Églises. Elle se définit comme un outil pour comprendre le rôle du christianisme et des autres religions dans un esprit œcuménique.

Depuis septembre 2018, les contenus produits par Protestinter sont à retrouver sur le site Réformés.ch.

Derniers contenus du partenaire