ACTION SOCIALE

Nouveau pôle social de proximité du CASP

Créée en 1911 par le pasteur Wilfred Monod, organisée au départ par l’Oratoire du Louvre, La Clairière avait pour but d’aider les enfants, les femmes et les hommes à surmonter leurs difficultés matérielles dans le respect de la dignité humaine.

Un contenu proposé par Paroles Protestantes - Paris

Publié le 21 septembre 2021

Auteur : Denise Cousty

Aujourd’hui, le combat contre les mêmes difficultés sociales (pauvreté, exclusion, délinquance…) qui avaient justifié sa fondation est toujours d’actualité. Douglas Courtois, directeur du centre social, en détaille les différentes activités.

Les actions régulières de La Clairière

« La particularité de notre centre social », explique Douglas Courtois, « est son territoire d’implantation et la proximité immédiate du nœud ferroviaire des Halles, position centrale dans Paris » (60 rue Greneta, 75002 Paris). Les principales activités sont un accès au français pour tous, par des ateliers linguistiques ouverts à tous, avec divers niveaux et accompagnement au passage d’examen. D’autre part, l’accès au numérique pour tous est devenu incontournable : le centre social offre un espace public numérique depuis 15 ans qui favorise l’accès de tous à ces nouveaux outils numériques. Une action jeunesse importante est également déployée : accompagnement à la scolarité (primaire et secondaire) et accueil de loisirs (mercredi et vacances scolaires). De nombreuses actions en direction de la famille reposent sur des groupes de parole, des actions d’aide à la parentalité, un café couture. Enfin, La Clairière propose un accompagnement social et juridique personnalisé.

Une grande diversité des publics

Le centre social n’est pas fréquenté par un public mais bien par plusieurs publics. Ces derniers ont des demandes, des attentes différentes. Les publics sont divers tant du point de vue socioprofessionnel que du point de vue culturel ou encore du lieu de résidence. La difficulté liée à cette diversité est de maintenir l’inconditionnalité de l’accueil du centre social. Il s’agit de faire en sorte qu’un public ne chasse pas l’autre. Il faut noter que l’espace accueil est aussi investi par un public sans demande particulière. Il peut s’agir de personnes sans abri ou en difficulté psychologique par exemple. L’accueil joue alors pleinement son rôle de porte d’entrée vers le centre social.

L’engagement bénévole

L’axe de l’engagement bénévole est très fort au centre social. Il est également prégnant au sein de l’association Casp qui entend développer le rôle des bénévoles dans l’ensemble des structures de l’association. 85 bénévoles interviennent régulièrement au centre social. La majorité d’entre eux sont des habitants du territoire. La possibilité de cet engagement est une manière importante de favoriser la participation des habitants dans une démarche citoyenne et solidaire. La construction d’une équipe composée des deux entités, salariés et bénévoles fonctionne bien, grâce à des réunions de travail permettant d’entendre la parole de chacun et de prendre en compte les aspirations de tous les acteurs au sein des actions régulières.

Les principaux partenariats

Douglas Courtois continue : «Cet ancrage est conforté par nos partenariats. Nous faisons ici référence aux services sociaux de proximité des 2e et 3e arrondissement mais également à la mairie de notre territoire. Nous travaillons en partenariat avec plusieurs acteurs du centre de Paris tels que le centre social CERISE, le service de prévention sociale, mais aussi des structures du Casp situées à proximité. Notre de zone de compétences, c’est-à-dire celle dans laquelle nous sommes reconnus, reste toujours celle du périmètre des 4 arrondissements centraux, futur arrondissement Paris centre». Finalement, La Clairière est le lieu du lien social dans «un» quartier, même élargi. On y vient pour répondre à des besoins sociaux d’intégration et d’insertion (apprentissage du français, accompagnement scolaire, apprentissage multimédia…), pour se faire entendre, écouter (accueil, accès aux droits, au logement, problèmes liés à la pauvreté…) ; puis on y reste pour devenir acteur et participer activement à des projets collectifs de toute nature.

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