La Cène à tous les cultes : pour ou contre ?

La Cène à tous les cultes : pour ou contre ?

La Cène, comme sacrement, est l’un des moments forts de la vie cultuelle. Pourtant la fréquence de sa célébration change d’une Église à l’autre. Deux paroisses aux pratiques opposées nous expliquent leur organisation et les raisons de leur choix.

Un contenu proposé par Paroles Protestantes - Paris

Publié le 24 mars 2016

Pour : rassembler les fidèles par le Pasteur Jean-Paul Morley

Dans l’Église de Pentemont-Luxembourg, nous célébrons la Cène tous les dimanches et même deux fois par dimanche si nous prenons en compte les deux lieux de culte. La première raison est historique. Nous avons accueilli beaucoup de catholiques pour qui l’eucharistie était importante, nous avons répondu à cette demande. La deuxième raison tient à ce que la communion est un grand et beau moment. Elle impressionne. Nous nous mettons en cercle dans le temple ou la chapelle. Les enfants sont admis dans ce cercle même s’ils ne participent pas. Nous disons le Notre Père en nous tenant les mains. Il s’en dégage un beauté transcendante à laquelle beaucoup sont sensibles en particuliers ceux du seuil. Une autre raison est bien sûr que ce temps met en œuvre la Parole donnée avant dans la prédication.

Par ailleurs, cela permet à ceux qui ne peuvent venir régulièrement au culte de la partager au moins une à deux fois par mois. Nous tenons cependant à ce que cette fréquence ne devienne pas une obligation ou une superstition. Il nous arrive de ne pas la célébrer, lors des cultes courts ou les cultes parents-enfants. Le prédicateur et un membre du Conseil presbytéral co-président. Pour l’accueil de tous, nous proposons du vin ou du jus de raisin dans des petits gobelets.

Contre : un moment privilégié par Pierre Baardman, Président du Conseil presbytéral

À Châtillon-Coligny nous célébrons la Cène environ toutes les six semaines et de toutes façons aux grandes fêtes chrétiennes. Cela fait que nous la célébrons neuf à dix fois dans l’année. Il s’agit pour nous de préserver le caractère festif de ce moment et lui garder son caractère extraordinaire : qui sort de l’ordinaire.

Nous allons à la table du Seigneur avec le sourire, c’est un moment privilégié. Le côté sacré est aussi mis en valeur. Nous restons marqués par ce que nous avons apporté des Pays-Bas. À l’époque, seul le pasteur pouvait la célébrer et cela n’avait lieu que quatre fois par an. Le dimanche précédent était réservé pour se préparer à la fête à venir. La prédication portait souvent sur des thèmes choisis comme la réconciliation entre frères et sœurs. Pour l’occasion, une table était dressée et la Cène se prenait assis. Il n’y avait pas assez de place pour tout le monde. Il fallait faire jusqu’à quatre tournées. À chaque fois, le pasteur reprenait l’ensemble de la liturgie. Une autre habitude consistait à mettre un panier sur la table pour recueillir notre offrande au moment de s’asseoir. Avec le temps, à Châtillon-Coligny, nous avons pris nos distances avec cette manière de faire. Pour l’instant, même avec l’arrivée d’autres personnes dans l’Église, nous n’avons pas eu de demande d’augmentation de la fréquence.

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