Un laboratoire de vie fraternelle

Un laboratoire de vie fraternelle

Confrontée aux conditions de vie de la cité, la paroisse protestante a pour vocation de favoriser le lien entre les personnes et les différentes communautés.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Publié le 30 septembre 2017

Auteur : Rita Cresswell

En 1970, le projet d’urbanisme de Hautepierre se voulait novateur et devait encourager le vivre-ensemble. Aujourd’hui, les résultats ne sont pas au rendez-vous. La cité peut être ressentie comme mise à part de Strasbourg avec un environnement social et économique difficile. Dans ce quartier à 70 % musulman, la paroisse protestante est créée en 1992. Elle est le fruit du christianisme social et héberge le centre communautaire Martin Bucer. À travers celui-ci, la paroisse propose diverses actions sociales. Tous les mardis, une vente de vêtements à prix cassés est organisée. Les bénévoles qui œuvrent pour cet élan de solidarité viennent de diverses communautés chrétiennes et sont épaulés par des habitants du quartier, croyants ou non. « Il est essentiel d’être présent, c’est un moment important qui nous permet d’aller à la rencontre des gens de la cité », confie la pasteure Claudia Schulz.

Portes ouvertes au presbytère

Plutôt que de garder des locaux vides, le conseil presbytéral a aussi choisi de louer les chambres inoccupées du presbytère à des étudiants. « C’est un lieu qui bouge ». Les jeunes participent à la vie de la maison, donnent un coup de main lors des activités de la paroisse. Dans cette maison, la fraternité se vit sous toutes ses formes. Les personnes mangent ensemble, les étudiants font de l’aide aux devoirs aux enfants des familles étrangères en attente de régularisation de l’immeuble voisin, le salon se transforme en lieu de rencontre pour les familles et peut même servir de salle de réunion l’hiver.

« C’est surtout au travers des enfants que nous vivons la fraternité, constate la pasteure. Après l’école, les enfants jouent sur le parking devant l’église. Ils me connaissent, et quand je vais les voir c’est toujours un moment très chaleureux. » Ateliers de cuisine ou après-midi bricolage, répétitions de la chorale gospel sont organisés pour tous les enfants du quartier.

Derrière toutes ces activités il y a un enjeu majeur : éviter que le quartier ne se replie sur lui-même. C’est pourquoi il est essentiel pour l’Église protestante de rester au contact des autres communautés présentes. Préserver cette diversité religieuse est important car, même si les liens existants sont nombreux et chaleureux, ils restent fragiles et toujours à recréer.

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Magazine protestant régional pour les paroisses de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Diffusé à plus de 45 000 exemplaires, ce magazine de 32 pages paraît tous les deux mois. Il aborde sous la forme de dossiers, d’entretiens et de mises en lumière la vie de tous les jours, les questions et les réalités de la foi.

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