« Chercher un langage d’aujourd’hui pour chanter notre foi »

« Un langage d’aujourd’hui pour chanter notre foi »

La Dynamique cultes de l’UEPAL lance un atelier de liturgie internationale. Son premier défi : traduire les cantiques de la communauté d’Iona.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Publié le 4 mai 2018

Auteur : Claire Gandanger

Fondée en 1938 dans l’abbaye de l’île écossaise qui lui a donné son nom, la communauté œcuménique d’Iona est un peu le Taizé britannique. À Glasgow, un groupe lié à cette communauté d’hommes et de femmes s’évertue depuis les années 1980 à créer des célébrations innovantes et contemporaines. Avec une langue puisant aux racines celtiques, elles expriment la pertinence des paroles bibliques pour la société d’aujourd’hui. Ces chants et prières ont déjà été traduits dans plusieurs langues. Les prières du Petit livre de célébrations sont parues en français en 2017 grâce à des traducteurs suisses. Mais les chants pas encore. D’où le projet porté par les pasteurs Wolfgang Gross de Groër et Alexandra Breukink de constituer un groupe de traduction.

Trésors

« J’ai eu l’écho du travail de traduction des chants d’Iona par le biais d’amis néerlandais et allemands, explique Alexandra Breukink, en poste à Gunsbach et néerlandaise. Ces cantiques répondent à des situations de vie dans un langage très actuel et incarné, avec un fort ancrage biblique et une grande attention à la sauvegarde de la Création. On retrouve la guerre en Irak, un couple ayant perdu un bébé… En France, on ne connaît pas encore tous ces trésors. Or il y a un grand besoin de renouveler le répertoire des cantiques et de chercher un langage d’aujourd’hui pour chanter notre foi et répondre par la musique à ce que nous vivons. »

Du 11 au 13 mars dernier, 17 pasteurs et laïcs venus de toute la France et de Suisse se sont retrouvés au Climont pour un premier rendez-vous. Le pasteur hollandais Roel Bosch, grand connaisseur de la communauté et des cantiques d’Iona et cheville ouvrière de leur traduction dans sa langue, leur a fait découvrir la variété des textes existants. La poétesse belge Colette Nys-Mazure leur a, quant à elle, expliqué les enjeux de la traduction. Le groupe a déjà traduit quatre cantiques, entonnés dès le dimanche suivant au culte consistorial de Munster. Son objectif est maintenant de publier un recueil d’une sélection de chants d’Iona en français et de les présenter lors d’un voyage de formation des pasteurs à Iona prévu pour 2019. « D’autres cantiques venus d’autres langues suivront peut-être », espère Alexandra Breukink.

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