Contre la hausse de l’obésité en France, les députés du bloc présidentiel prévoient une proposition de loi visant à instaurer un enseignement d’éducation à l’alimentation dans les programmes de l’Éducation nationale. Défendue par la députée Olivia Grégoire, les parlementaires auront l’occasion de débattre et d’examiner le texte à partir du lundi 16 février, rapporte France Info.
D’après les chiffres de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) : « Depuis 1997, l’obésité chez les 18-24 ans a été multipliée par plus de quatre, et par près de trois chez les 25-34 ans ». Dans le monde, l’obésité a plus que doublé entre 1990 et 2022 d’après les études de l’Organisation mondiale de la santé. Mais alors comment expliquer ce phénomène ? D’après l’Inserm, si la « sédentarité accrue » est l’une des causes de cette augmentation, le facteur social reste particulièrement important dans les études.
Au moins trois séances par an pour l’éducation à l’alimentation
En effet, le phénomène « est quatre fois plus fréquent chez les personnes défavorisées », écrivent-ils, observant que les « écarts entre catégories sociales se creusent », avec « 1 % d’enfants obèses dans les familles de cadres, contre 6 % chez les ouvriers ». « Dans certaines régions, les chiffres atteignent des niveaux alarmants », notent-ils encore, avec « 22 % d’enfants en surpoids dans les Hauts-de-France, 20 % dans le Grand Est et jusqu’à 47 % à Mayotte ». Au-delà des chiffres, « c’est la santé de toute une génération qui est en jeu », souligne le texte législatif.
L’élue de la XIIe circonscription de Paris souhaite ainsi mettre en place un parcours d’éducation à l’alimentation dans les établissements volontaires, de la primaire au lycée, en associant théorie, pratique et pause méridienne. Selon les propositions d’Olivia Grégoire, les élèves en école primaire auront droit à « au moins trois séances par an » qui se devront d’être articulées avec la restauration scolaire. En tout, 24 séances seront prévues de la maternelle à la 6e. Pour financer cette réforme, la loi prévoit la création, par l’État, d’un fonds d’action pour l’éducation et l’alimentation.

