Bénissons

Bénissons

Et si la véritable mission de l’Église, de ses membres, était de bénir ?

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Publié le 29 avril 2015

Auteur : James Woody

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Essayons de décentrer notre regard ; essayons de ne pas penser à nos équilibres ecclésiaux, aux rapports de force entre les différents courants, les différentes sensibilités ; essayons de ne pas nous focaliser sur la question des couples de même sexe ; et pensons à la situation du chrétien au sein de ce monde que Dieu a tant aimé, selon les termes de l’évangile de Jean. L’aimer, ce monde, c’est faire résonner encore aujourd’hui le verbe de Dieu pour qu’il prenne chair. C’est faire retentir, encore aujourd’hui, ces paroles de Dieu qui font surgir un monde vivable à partir du tohu-bohu qui nous environne.

Dire du bien

Le verbe « bénir », dans les langues bibliques, signifie « dire du bien ». Cela est particulièrement sensible avec le mot grec eulogia, « bonne parole », qui donne le mot « éloge ». Bénir, c’est faire un éloge. Cela est compréhensible par tout le monde, qu’il soit croyant ou non, qu’il adhère à une Église ou non. Faire un éloge, nous savons que cela est rare, de nos jours. Il y a bien des éloges funèbres qui arrivent trop tard. Il y a bien l’éloge que le nouvel académicien fait de son prédécesseur – mort – qui n’a donc pas d’autre intérêt que de faire valoir son art rhétorique. Faire un éloge, dire du bien, est de plus en plus rare parmi les vivants. Or c’est bien le Dieu des vivants que nous entendons honorer, c’est donc aux vivants que nous avons à adresser les éloges qui conviennent.

Bénir, donc, dire du bien, voilà ce qui manque cruellement de nos jours. Inutile de faire un catalogue des non-amabilités, voire des anathèmes, qui sont échangés sur la place publique : il suffit de s’intéresser à l’actualité pour en faire provision. Le temps est au dénigrement, autrement dit à la malédiction, parole qui n’est justement pas créatrice, qui réduit l’existence de celui à qui elle s’adresse, qui va jusqu’à le disqualifier. Certes, l’Église a une dimension prophétique, les croyants ont parfois à dire non, à refuser ce qu’ils estiment contraire à l’espérance divine. Mais l’essentiel du travail chrétien est de porter ces bonnes paroles qui rendent le monde plus vivable, qui élargissent l’horizon. […]

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