Tube planétaire

Impossible de passer à côté de « Jérusalema »

Ce tube africain est une prière à Dieu sur un beat spirituel qui rencontre un vif succès lors de ces temps sombres de pandémie.

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Publié le 4 novembre 2020

Auteur : David Gonzalez

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Le tube qui fait danser la planète est une prière universelle. La chanson « Jerusalema »* du DJ Master KG fait un carton dans le monde entier. Le « Despacito africain » compte un milliard de vues et c’est une prière à Dieu sur un beat spirituel, « qui rend tout simplement heureux », estiment le public et la presse, exceptionnellement unanimes. « Jerusalema est ma maison, guide-moi, prends-moi avec toi, ne me laisse pas ici.»  Nomcebo Zikode est l’auteur et l’interprète du tube. Elle chante en langue zoulou sur un air d’afro-pop. Des concerts sont déjà programmés en Europe l’an prochain. Si le covid le permet…

Ce n’est pas par coïncidence que cette chanson rencontre un succès planétaire, tant les jours que nous vivons sont sombres, « la peur s’infiltre dans les esprits, la mort et son cortège de larmes recouvrent tout ». L’épreuve est forte. La chanson est un phare. Elle demande à Dieu de lui pardonner et de la protéger : la phrase « Ngilondoloze », qui revient très souvent dans les paroles, signifie « Protège moi ». « Il y a d’abord “ces chœurs obsédants qui évoquent la cité sacrée [de Jérusalem]” et “les paroles religieuses chantées en zoulou [une des langues sud-africaines]”, souligne Courrier international, mais c’est “son tempo entraînant” qui fait toute la différence. Voilà Jerusalema à l’extérieur “des églises et des synagogues”, depuis sa sortie en décembre 2019.

Pour « The Time of Israël », cette chanson est un baume et une consolation qui touche un large public en souffrance en ces temps de pandémie de COVID-19 que nous traversons, car elle symbolise un royaume de paix, de salut et de guérison. « Porteuse de joie et d’espoir, interprétée en langue zoulou, elle reprend le nom de la capitale israélienne, ville symbole de l’humanité et des trois religions monothéistes ».

Jamais auparavant un titre africain n’avait connu un tel succès. Pendant le confinement, les compétitions de danse sur TikTok ont fait fureur chez les ados, mais elle sont aussi devenues virales chez les personnels hospitaliers, les policiers, ou les franciscains et franciscaines italiens via les réseaux sociaux !

« C’est un peu le sourire de cet été assassin, le rayon de soleil dans une grisaille sans nom, au Liban, d’abord, et un peu partout à travers le monde. Une chanson devenue un tube, une danse, une chorégraphie réinterprétée par des citoyens du monde entier, et qui rend tout simplement heureux », résume Carla Henoud pour L’Orient – Le jour. « Avec Jerusalema, c’est le monde entier qui a été atteint par les paroles (en zulu), que l’on répète sans même les comprendre, et surtout cet incroyable rythme repris d’Afrique en Europe, et qui a détrôné les Lambada, Macarena, Despacito, Waka Waka, The Ketchup Song, Gangnam Style et autres tubes dansants des étés précédents. »

« C’est exceptionnel pour une chanson africaine, produite sur le continent», se réjouit le chanteur congolais Trésor, interviewé en ce début de nouveau confinement par le quotidien suisse, Le Temps*. « En octobre, le single, qui a dépassé les 200 millions de vues sur YouTube, est devenu la chanson la plus shazamée du monde. «J’essaie de rester un gars simple», dit le DJ de 24 ans, issu d’un village du nord de l’Afrique du Sud, au Temps. » […] C’est le Despacito africain, bien qu’on soit encore loin des 6 milliards de vues du tube latino. Nous avons déjà atteint 1 milliard. On travaille maintenant sur les Etats-Unis.» À sa sortie, « Jerusalema » est passé relativement inaperçue. Une chanson d’espoir qui fait danser la planète ? Il ne faut pas passer à côté ! Cette chanson est devenue un phénomène mondial grâce à un défi TikTok, son producteur, Master KG raconte l’histoire derrière « Jerusalema » : J’ai fait un beat, c’était tellement spirituel. Je me souviens que je l’ai écouté encore, et encore, et encore. »

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