
Jouant sur le sens double du mot hébreu Dor (action de tisser des paniers et génération), elle écrit que le tissage, c’est aussi l’imbrication des générations, chacune étant un lien de force entre la précédente et la suivante. Cet appel à la vie, personnalisé pour les endeuillés, est aussi essentiel pour une communauté, un État comme Israël par exemple, pour lequel « l’heure n’est pas à ressusciter les disparus mais à réveiller les vivants ». Rabin l’a exprimé à la veille de son assassinat en entonnant le Chant de la Paix soulignant ainsi sa soif de paix et d’harmonie pour le vivre ensemble qui nous interpelle actuellement, nous en France. Il faut « apprendre à aimer un autre que tu acceptes de ne jamais complètement comprendre ni posséder » car l’Éternel a dit : « Souviens-toi que cette terre est à moi et que vous y êtes, tel Abraham, uniquement des résidents étrangers chargés d’y mettre en place la justice et l’équité. »
Alors que, analysant les comportements d’Abel et Caïn, D. Horvilleur souligne que […]
