Babolette, comme on l’appelait, aurait bien aimé dérider l’oncle Adalbert, le faire sourire au moins une fois dans l’année, le tirer de son éternelle tristesse.
C’est que l’oncle Adalbert était triste, toujours triste, toujours à se plaindre des difficultés de l’existence. À peine cherchait-on à le distraire de ses sombres pensées que déjà il vous rabrouait d’une remarque désagréable. Quand Babolette se trouvait dans ses parages, il s’ingéniait même à lui montrer des images toujours ternes, avec des ciels d’orage et de pluie, et des personnages aux allures chagrines.

Comment, se disait Babolette, comment faire pour que l’oncle Adalbert soit un peu plus aimable et se mette enfin à nous sourire ? C’était désespérant.

Vint le jour de Noël. […]