Par Joël Finiel, co-président du conseil presbytéral de l’EPU du Pays d’Aubagne et de l’étoile

De nombreuses paroisses n’ont ponctuellement pas de pasteur, pendant une année ou deux. À Aubagne, nous « partageons » le temps pastoral de Roberto Beltrami avec La Ciotat. Nous n’avons pas souhaité que Roberto fasse deux services à la suite le dimanche, pour d’évidentes raisons de stress et de disponibilité.

Force est de constater que les prédicateurs laïcs sont difficiles à recruter : il faut du temps pour se former puis, ensuite, pour écrire des prédications. D’où l’idée d’avoir des « animateurs de culte », des célébrants qui utilisent la liturgie et la prédication réalisée par le pasteur pour conduire le culte.

Formations sur le culte et l’éloquence 

Nous avons commencé par proposer une formation d’une journée pour bien connaître l’articulation de la liturgie, les ressources disponibles mais surtout pour nous former à l’éloquence. Le comédien Olivier Arnéra a ainsi appris à donner vie à un texte aux dix personnes qui ont tout de suite répondu présentes à l’appel.  

Puis, après une année de pratique, nous nous sommes à nouveau retrouvés, toujours avec Olivier, pour une formation de perfectionnement. Ces formations ont été proposées aux autres paroisses. D’autres formations identiques ont été organisées, pour le consistoire de l’Arc phocéen d’une part et pour le consistoire Côte varoise d’autre part.

Collaboration avec le pasteur

Comment cela fonctionne-t-il ? L’animateur annonce qu’il n’est pas l’auteur de la prédication pour bien rester dans son rôle. Il peut néanmoins, en collaboration avec le pasteur ou un théologien, adapter les propos pour pouvoir les incarner. Le pasteur a un rôle pédagogique d’accompagnement. Le travail de rédaction d’une prédication est valorisé car il est partagé avec […]