« Le parquet prend acte de l’absence des premières personnes convoquées. » C’est ainsi que le parquet de Paris a commenté la non-venue du centimilliardaire américain Elon Musk, convoqué en audition libre à Paris lundi 21 avril. Le ministère public a également précisé que cette absence ne constituait en rien un frein au développement de l’enquête lancée en janvier 2025, comme le souligne le HuffPost, d’après une information de l’AFP.

Les investigations concernent ainsi les infractions à la loi française potentiellement commises par la plateforme X, dont Elon Musk est devenu propriétaire en 2022 lorsqu’elle s’appelait encore Twitter. Sont notamment pointées du doigt la possibilité de créer via l’intelligence artificielle Grok des deepfakes à caractère sexuel à partir d’images de personnes dont le consentement n’a pas été demandé, et la circulation d’images pédopornographiques. À noter que des employés de l’entreprise doivent être entendus la semaine suivante comme témoins, rapporte franceinfo.

Malgré son absence, la procédure judiciaire fait réagir le patron de X

« La procureure est à la solde d’ONG de gauche », a ainsi réagi Elon Musk sur sa plateforme en réponse au message posté par une utilisatrice à propos de son absence à sa convocation par le parquet de Paris. Ce n’est pas la première fois que le patron de Tesla s’en prend à la justice française, lui qui, le 21 mars dernier, avait qualifié « d’attardés mentaux » les magistrats ayant demandé la perquisition des locaux de X dans la capitale, le tout en français.

Avant la dernière réaction en date du milliardaire, Laure Beccuau, procureure de Paris, avait assuré que « la conduite La conduite de cette enquête s’inscrit à ce stade dans une démarche constructive », rappelle Le Figaro. En parallèle, le cofondateur de l’application Telegram, Pavel Durov, également en démêlés avec la justice française, a témoigné son soutien à Elon Musk. Celui qui a été naturalisé français en 2021 estime ainsi que « la France de Macron perd en légitimité en instrumentalisant les enquêtes pénales pour réprimer la liberté d’expression et la vie privée ».