Annoncé comme un sommet pour la réimmigration, un grand meeting de l’extrême droite baptisé « Sans peur : patrons chez nous en Europe » s’est tenu à Milan samedi 18 avril. Devant une foule de drapeaux italiens et à l’ombre de la cathédrale gothique de Milan se sont succédé différents représentants grecs, autrichiens, lettons, flamands et français de l’extrême droite européenne. Invité, Viktor Orban ne s’est pas rendu au rassemblement après sa défaite aux dernières élections législatives en Hongrie après seize années passées au pouvoir. Le président du Rassemblement national (RN) a quant à lui répondu à l’appel de Matteo Salvini, vice-président du conseil et chef de la Ligue, indique Le Monde.
Se voyant déjà vainqueur, Jordan Bardella a déclaré à la foule : « Ici à Milan, je suis venu pour vous rassurer, Notre victoire à la prochaine élection présidentielle est proche ». « Une victoire du Rassemblement national en France ne sera pas seulement une victoire française, mais une victoire pour toutes les nations d’Europe », a-t-il ajouté. Si le sujet de la défaite d’Orban a été soigneusement évité, Matteo Salvini a cependant eu un mot pour ce dernier, précise France Info. « Cher Victor, tu as défendu les frontières et combattu les trafiquants d’êtres humains et les trafiquants d’armes. Continuons tous ensemble ce combat de liberté et de légalité », a-t-il martelé.
Trois cortèges antiracistes face au rassemblement de l’extrême droite
À l’approche de la date fatidique, différentes polémiques entourant l’événement ont amené Matteo Salvini à faire baisser la pression. Ainsi, le slogan « Patrons chez nous », référence explicite à l’immigration et à la volonté d’expédier les éléments indésirables, selon l’extrême droite, en dehors des frontières, a été tourné vers le thème économique. D’après le Corriere della Sera, le slogan ferait référence à « une demande d’utiliser les ressources publiques sans se préoccuper des limites imposées par l’UE », indique Courrier International.
En parallèle de ce rassemblement, trois cortèges antiracistes ont défilé dans la capitale lombarde samedi. Derrière une banderole « Milan est migrante » et des drapeaux palestiniens, plusieurs milliers de personnes étaient présents. « On ne va pas laisser de place aux fascistes », soulignait Luca, cité par l’AFP. En Espagne, un rassemblement consacré aux partis progressistes se tenait avec pour mot d’ordre la défense de la démocratie. Autour de Pedro Sanchez, le président brésilien Lula et Claudia Sheinbaum, cheffe d’État du Mexique, étaient présents à Barcelone, rapporte BFMTV.

