Un cessez-le-feu de dix jours entre le Liban et Israël est entré en vigueur vendredi 17 avril au matin, après avoir été annoncé par le président des États-Unis, Donald Trump. Ce cessez-le-feu intervient après un mois et demi de conflit entre Israël et le Hezbollah. Quelques heures seulement après l’entrée en vigueur, sur son compte X, l’armée libanaise a évoqué « un certain nombre de violations de l’accord, plusieurs actes d’agression israéliens ont été recensés, sans compter les bombardements sporadiques qui ont touché plusieurs villages », rapporte France 24. « En réponse à la violation du cessez-le-feu par l’armée d’occupation », le Hezbollah a annoncé avoir « bombardé un rassemblement de soldats israéliens près de la ville de Khiam » dans le sud du Liban.

Donald Trump a annoncé qu’il souhaitait organiser une rencontre à la Maison-Blanche entre le président du Liban, Joseph Aoun et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou. Pour rappel, le Liban a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient au début du mois de mars, lorsque le Hezbollah a visé Israël pour soutenir l’Iran face à l’offensive israélo-américaine. Malgré une trêve conclue entre Israël, les États-Unis et l’Iran le 8 avril, l’État hébreu a poursuivi ses frappes contre le Liban, en ciblant le Hezbollah, mouvement islamiste financé et armé par l’Iran. Selon les autorités, plus de 2 000 personnes ont été tuées au Liban dans les frappes israéliennes et environ un million de personnes ont été déplacées, ce qui représente un cinquième de la population du pays.

Un cessez-le-feu entre le Liban et Israël salué par la France

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a salué, vendredi 17 avril, le cessez-le-feu entre le Liban et Israël. Il a appelé « tous les acteurs » à le respecter « pleinement » et a dit espérer que « ce cessez-le-feu ouvrira la voie à des négociations », selon des propos rapportés par franceinfo. Invitée de TF1 vendredi matin, la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a assuré qu’il fallait « tout faire pour que le cessez-le-feu soit respecté ». « Il est indispensable que nous réussissions, non seulement que ce cessez-le-feu soit respecté, mais qu’également dans les discussions qui ont lieu actuellement avec l’Iran, avec les États-Unis et avec Israël, le Liban fasse bien partie des discussions », a-t-elle ajouté. Pour elle, il est nécessaire « d’obtenir un accord de paix qui concerne la totalité de la zone ».

Dans un communiqué publié vendredi 17 avril, le ministère des Affaires étrangères a indiqué que le cessez-le-feu temporaire entre le Liban et Israël était « une première étape nécessaire et bienvenue pour apporter un répit aux populations ». Sur X, Emmanuel Macron a demandé au Hezbollah de « renoncer aux armes » et a demandé à Israël de « respecter la souveraineté libanaise » et « d’arrêter la guerre ». Par ailleurs, le président a partagé sa « préoccupation » à l’idée que le cessez-le-feu entre le Liban et Israël « puisse d’ores et déjà être fragilisé par la poursuite d’opérations militaires ».