Quelques notes de piano, une ritournelle moderne, une mélodie qui a conquis les cœurs. La Symphonie des éclairs est devenue l’hymne des âmes sensibles. 

Je ne sais plus quand j’ai découvert cette chanson, ni même la jeune artiste Zaho de Sagazan. En revanche, je me souviens très bien de l’impact qu’ont eu sur moi ses mots, lors de Victoires de la Musique 2024.

Les larmes au bord des yeux, des trémolos dans la voix, un rire nerveux :

« Pendant très longtemps, j’ai pensé que ce n’était pas bien d’être sensible parce que ça me faisait défaut dans la vie. Ça se traduisait en pleurs, en cris, en colère, en plein de choses pas très agréables. Et un jour, j’ai découvert la musique et je me suis rendu compte qu’en pleurant sur mon piano, ça me faisait un bien fou, ça ne faisait de mal à personne et surtout, ça faisait des jolies chansons. Et je me suis rendu compte que ce que je pensais être mon plus grand défaut dans la vie était finalement ma plus grande qualité. »

Eh oui, ce qui nous fait défaut dans la vie est bien souvent notre plus grande qualité.

Dans des podcasts, j’ai alors entendu Zaho raconter son enfance, son adolescence, les cris, les rires, la musique qui lui donne enfin une manière de canaliser et d’exprimer toutes les tensions accumulées.

Cette artiste m’a tant rappelé ma petite sœur. 

Enfant, elle était un condensé d’énergie : jamais fatiguée, elle parlait fort, tapait du pied, avait besoin de moins de sommeil que le reste […]