Un Conseil des affaires étrangères au menu chargé. Entre la guerre en Ukraine, la situation générale au Moyen-Orient, dans le Caucase du Sud et au Soudan, la réunion du 21 avril des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne (UE) va également être marquée par des discussions autour de l’accord d’association avec Israël, rapporte franceinfo, selon une information de l’AFP.
À travers une lettre à destination de la Commission européenne vendredi 17 avril, l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie avaient notamment demandé que cet accord soit réexaminé à cette occasion. Madrid est même allée plus loin le dimanche suivant en réclamant une rupture pure et simple, au motif que le gouvernement israélien « viole le droit international » et ne peut, de fait, demeurer « un partenaire de l’Union européenne », souligne le HuffPost.
Le site d’information pédagogique consacré à l’Union européenne, Toute l’Europe, explique que « ce texte permet des échanges commerciaux dans un cadre de libre-échange dans plusieurs secteurs, notamment industriel et agricole » avec Israël. À noter qu’il a été signé en 1995 et mis en application cinq ans plus tard, au mois de juin 2000.
Un accord remis en question mais difficilement suspensible
Cet accord aujourd’hui remis en question vise ainsi « à fournir un cadre juridique et institutionnel approprié pour le dialogue politique et la coopération économique entre l’UE et Israël », selon les propres mots de la Commission européenne. Déjà mis sur la table par certains États membres par le passé, notamment depuis le début de la guerre à Gaza, le sujet de la suspension est donc à nouveau soulevé à la lumière des bombardements israéliens sur le Liban.
Pour ce faire, est notamment invoqué l’article 2 du traité, définissant la base du lien créé entre l’UE et Israël comme « le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques », auquel les actions de l’État hébreu contreviendraient aujourd’hui aux yeux de certains des Vingt-Sept.
Dans les faits, une rupture de l’accord paraît peu probable, celle-ci devant être validée à l’unanimité par ces derniers. De son côté, la Commission européenne avait proposé le 28 juillet 2025 une suspension partielle du traité. Celle-ci ciblerait en particulier le programme Horizon Europe, qui constitue « le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques », selon un autre article de Toute l’Europe.

