Comment les personnes en marge fêtent-elles Noël  ?

Comment les personnes en marge fêtent-elles Noël  ?

Le manque de lien relationnel leur est souvent plus douloureux à cette période de l’année. Coups de projecteur sur les travailleuses du sexe et les sans-abri.

Un contenu proposé par Quart d'heure pour l'essentiel

Publié le 23 décembre 2015

Auteur : Gabrielle Desarzens

Lire directement l’article sur Quart d'heure pour l'essentiel

« Je peux vous téléphoner ? »

« A cette période de l’année, les filles ont plus envie de parler », commente un policier de la sûreté vaudoise qui préfère rester anonyme. « Depuis le temps qu’on les côtoie, elles ont bien compris qu’on n’avait pas d’a priori sur elles, alors qu’auprès d’instances sociales ou religieuses, elles préfèrent cacher leur prostitution ». Et cet homme de sortir de sa poche des messages qu’il a reçus sur son smartphone, en plus de cartes de vœux de la part de prostituées : « J’aimerais vous parler un petit moment, je peux vous appeler ? » et « Est-ce que je peux vous téléphoner  ? »

Cela dit, beaucoup de ces femmes partent à Noël pour revenir après Nouvel-An, ou prennent même trois mois de vacances. « Pour celles qui restent, la météo influence beaucoup leur taux d’activité », indique son collègue Sylvain Lienhard de la Police judiciaire lausannoise. Celui-ci évoque alors l’intérêt financier pour celles « qui assurent la permanence » vu qu’elles sont moins nombreuses.

Noël ou pas, les filles restent groupées par clan. L’esprit de fête qui se propage dans la ville, ne serait-ce qu’au moyen des guirlandes, ne les pousse pourtant pas à se mélanger. Et les conditions de travail se dégradent : les travailleuses du sexe opèrent à des prix toujours plus bas, dans des lieux toujours moins sécurisés. « Tout est devenu beaucoup plus malsain. On est là pour aider les personnes qui sont vraiment victimes de la prostitution et du trafic des êtres humains », commentent les deux agents, tous deux rattachés à la police des mœurs.
Attablés à la table d’un café lausannois, ils disent aimer pouvoir travailler et marquer un changement en ce sens. […]

Lire la suite sur Quart d'heure pour l'essentiel

Dans la même rubrique...

Pour une société du « Care »

Et si on portait un regard nouveau sur le « prendre soin » ? A l'époque où nombre d'entre nous sont vulnérables, il est temps d'envisager une autre manière de penser et d’agir.

Un contenu proposé par Vivre et espérer

Les vacances, symbole de réussite sociale ?

Les voyages ont bien des vertus, mais le tourisme est devenu une industrie de masse aux forts impacts sociaux et environnementaux.

Un contenu proposé par Réformés

Agriculture d’espérance

Claude-Eric Robert pratique une agriculture pleine d'espérance. Les pieds solidement sur terre et le cœur tourné vers le Ciel.

Un contenu proposé par Radio Réveil

Crise écologique : « Nous sommes à un moment moral »

André Dumas tente dans ce texte de 1974 de déceler ce que la crise écologique peut signifier pour les chrétiens.

Un contenu proposé par Forum protestant

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Quart d’heure pour l’essentiel

Tabloïd diffusé à grande échelle en Suisse romande et en France. Lancé en 2006 à l’occasion du Mondial de football, il propose un lieu de dialogue sur des questions existentielles autour d’événements tels un événement sportif d’envergure internationale ou une fête chrétienne.

Derniers contenus du partenaire

Rejoignez-nous sur Instagram