Devant la mort

Devant la mort

Le protestantisme a, devant la mort, une attitude réservée. Réagissant au culte des morts, des reliques et à l’idolâtrie, les Réformateurs ont supprimé toute cérémonie autour du corps des défunts.

Un contenu proposé par Évangile et liberté

Publié le 31 octobre 2014

Auteur : Laurent Gagnebin

Lire directement l’article sur Évangile et liberté

Réagissant au culte des morts, des reliques et à l’idolâtrie, les Réformateurs ont supprimé toute cérémonie autour du corps des défunts. De nos jours, les services funèbres sont sobres, les enterrements au cimetière sont sans fioritures. Mais, pour beaucoup, une visite au cimetière permet de raviver la mémoire des disparus.

Fleurir les tombes ?

Fleurir les tombes à l’occasion de la Fête des défunts le 2 novembre est un acte généralement boudé, voire dénigré, par les protestants. Ils y voient la pratique d’un culte des morts combattu par la Réforme. Ce culte a cristallisé tout ce qu’elle a refusé : l’idée que nos œuvres, nos mérites, la puissance de nos rites peuvent influencer Dieu et nous obtenir, même post mortem, ses faveurs. Mais les morts sont confiés à la seule grâce divine. La prière du pasteur Charles Wagner mourant (1852-1918) déclare magnifiquement à Dieu : « En toi je me confie, à toi je remets tout. » (Devant le témoin invisible)

Services funèbres et rites

Nos services funèbres doivent être alors d’une grande sobriété. Ils ne sont pas faits pour les morts, en cherchant à obtenir pour eux quoi que ce soit de Dieu, mais pour les vivants. Nous ne prions pas pour les morts, mais avec eux. La prédication de l’Évangile domine un tel culte. […]

Lire la suite sur Évangile et liberté

Dans la même rubrique...

En France, l’heure légale d’hiver est l’heure méridienne de Berlin imposée par le IIIe Reich lors de l’armistice de 1940. Par rapport au soleil, nous sommes en avance d’une heure (GMT*+1). En horaire d’été, nous sommes en avance de deux heures par rapport au zénith (GMT+2), moment où le soleil est au plus haut dans le ciel et le plus chaud, repère du milieu de la journée depuis que l’homme compte le temps. Actuellement, en France, à midi nous avons la lumière et la chaleur de 10 heures. Ceci n’avance en rien les travaux en extérieur : pour les moissons, il faut attendre la montée de l’astre pour que l’humidité nocturne s’évapore, à minuit beaucoup moissonnent encore… Ainsi, après une pause de « midi », on fait reprendre le travail sur les chantiers pour une période de travail entre 14h et 16h, moment le plus chaud de la journée d’où une pénibilité accrue pour les travailleurs. De tels choix ont été argumentés sur des critères d’économie d’énergie jamais démontrée. Une vieille lune déjà évoquée en 1794 par Benjamin Franklin qui se posait la question de savoir si, en se levant une heure plus tôt et en allant se coucher une heure plus tôt le soir, on économiserait des bougies, alors un gros budget pour les foyers. Cette sagesse est dévoyée dans notre monde post-industriel car au lieu de se coucher plus tôt, l’ensemble des gens se couchent beaucoup plus tard et réduisent de façon néfaste leur temps de sommeil. Bien des urbains disent que la polémique est absurde, que cela est sans effet… c’est ceux-là même qui se bourrent d’antidépresseurs, qui passent du temps devant leur lampe de luminothérapie ou en cabines UV. Une horloge biologique malmenée Le changement brutal d’horaire d’hiver fait que l’œil et les réflexes associés à la baisse de luminosité ne s’activent pas et ceci a pour conséquence une forte augmentation des accidents de la route et en particulier en ville, où des piétons et des cyclistes sont percutés par les voitures. Du jour au lendemain, ce qui était visible se retrouve dans la pénombre. L’œil et le cerveau ont besoin d’apprentissage pour conditionner des réflexes adaptés. Ainsi, d’une part, une heure légale sans rapport avec la luminosité du lieu où nous vivons et, d’autre part, des changements d’heure brutaux sont une négation totale de la physiologie humaine et même de phénomènes qui régissent la vie sur terre. Il s’agit des biorythmes. Tout un chacun connaît les perturbations d’un décalage horaire. Pourquoi mépriser cette évidence ? Il est montré que nous sommes soumis à une horloge interne autonome qui détermine un cycle de 24 heures environ : le cycle circadien démontré en premier chez les plantes en 1729. Ce cycle se caractérise par la succession d’événements biologiques qui ont lieu de façon périodique toutes les 24 heures. En premier les cycles veille/sommeil. L’être humain a donc une horloge biologique interne qui influence son comportement. Cette horloge, située dans les neurones supra-chiasmatiques de l’hypothalamus, demeure synchronisée avec l’alternance jour/nuit. Elle est soumise aux signaux photopériodiques grâce à la rétine. Changer le curseur sans arrêt provoque de nouvelles adaptations éprouvantes pour l’organisme, entraînant des troubles de l’endormissement par exemple ou des perturbations des sécrétions hormonales. Pourquoi donc nier notre nature physiologique et se mettre au pas des technocrates alors que mère nature sait davantage ce qu’elle a fait. L’heure solaire ou méridienne (GMT) apparaît comme parfaite pour nos organismes issus de cette lumière tant vénérée et respectée par bien des civilisations. *GMT : l’heur e moyenne de Greenwich, en anglais Greenwich Mean Time, est l’heure solaire moyenne au méridien de Greenwich, méridien d’origine des longitudes, traversant l’Observatoire royal de Greenwich à Londres en Angleterre.

Changement d’heure… Une aberration !

Les technocrates de Bruxelles se sont attaqués au changement d’heure semestriel... Billet d’humeur !

Un contenu proposé par Paroles Protestantes – Paris
11-Novembre : des événements pour nourrir l’amitié franco-allemande

11 novembre : des manifestations pour faire mémoire

« Itinéraires protestants », ce rendez-vous annuel à la découverte du patrimoine protestant en Alsace et en Moselle, célèbre cette année le centenaire de l’armistice de 1918.

Un contenu proposé par Le Nouveau Messager

Zoom sur l’édition numérique scolaire

Quels sont les atouts des livres numériques pour les élèves et les professeurs ? Catherine Lucet, responsable du pôle éducation chez Editis, répond aux questions de Willy Persello.

Un contenu proposé par Fréquence Protestante

UN CONTENU PROPOSÉ PAR

Évangile et liberté

Évangile et liberté est le mensuel francophone du Protestantisme libéral. Chaque mois Évangile et liberté propose des textes de réflexion et de spiritualité. Ses pages veulent interroger la foi chrétienne dans ses contenus et ses expressions.

Derniers contenus du partenaire