Pour l’accessibilité des lieux de culte aux personnes handicapées

Pour l’accessibilité des lieux de culte aux personnes handicapées

On rechigne parfois à mettre les églises aux normes en matière d’accessibilité pour les personnes avec un handicap.

Un contenu proposé par Christ Seul

Publié le 27 mai 2015

Auteur : Thierry Seewald

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Plaidoyer pour un accès possible à tous.
Le 1er janvier 2015, les établissements recevant du public (ERP) devaient s’être mis aux normes concernant l’accessibilité des personnes handicapées. Les églises font partie de cette catégorie et devraient donc s’être mises aux normes. Bien sûr, l’on est en France, en période de crise, donc pour beaucoup d’ERP (dont des bâtiments administratifs), cette mise en norme a pris du retard.

Mise aux normes

L’aménagement principal à réaliser, qui est aussi celui au coût le plus important, concerne l’accessibilité pour les personnes en fauteuil roulant, dont la conception devra également tenir compte des personnes à mobilité réduite (rambarde…). Mais l’obligation d’accessibilité concerne tous les types de handicap (moteur, sensoriel, mental…) et pourra concerner par exemple la qualité de l’éclairage pour les mal-voyants, des boucles magnétiques pour les mal-entendants, des informations visuelles claires, complétées par des pictogrammes, ou une aide auditive (qui pourra être une personne d’accueil par exemple).
Au vu des coûts engendrés par ces mises aux normes, la tentation est grande (et a déjà été exprimée), pour les Églises évangéliques, de demander une exemption concernant les édifices cultuels, quitte à s’allier entre confessions chrétiennes (avec les catholiques par exemple).
S’il est vrai que pour certaines vieilles églises catholiques ou pour certaines églises évangéliques installées au quatrième étage d’un vieil immeuble à escalier en colimaçon sans ascenseur, les rendre accessibles à des fauteuils roulants peut s’avérer mission impossible, cela n’est pas le cas pour beaucoup de nos églises, même si le coût peut être conséquent. […]

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En France, l’heure légale d’hiver est l’heure méridienne de Berlin imposée par le IIIe Reich lors de l’armistice de 1940. Par rapport au soleil, nous sommes en avance d’une heure (GMT*+1). En horaire d’été, nous sommes en avance de deux heures par rapport au zénith (GMT+2), moment où le soleil est au plus haut dans le ciel et le plus chaud, repère du milieu de la journée depuis que l’homme compte le temps. Actuellement, en France, à midi nous avons la lumière et la chaleur de 10 heures. Ceci n’avance en rien les travaux en extérieur : pour les moissons, il faut attendre la montée de l’astre pour que l’humidité nocturne s’évapore, à minuit beaucoup moissonnent encore… Ainsi, après une pause de « midi », on fait reprendre le travail sur les chantiers pour une période de travail entre 14h et 16h, moment le plus chaud de la journée d’où une pénibilité accrue pour les travailleurs. De tels choix ont été argumentés sur des critères d’économie d’énergie jamais démontrée. Une vieille lune déjà évoquée en 1794 par Benjamin Franklin qui se posait la question de savoir si, en se levant une heure plus tôt et en allant se coucher une heure plus tôt le soir, on économiserait des bougies, alors un gros budget pour les foyers. Cette sagesse est dévoyée dans notre monde post-industriel car au lieu de se coucher plus tôt, l’ensemble des gens se couchent beaucoup plus tard et réduisent de façon néfaste leur temps de sommeil. Bien des urbains disent que la polémique est absurde, que cela est sans effet… c’est ceux-là même qui se bourrent d’antidépresseurs, qui passent du temps devant leur lampe de luminothérapie ou en cabines UV. Une horloge biologique malmenée Le changement brutal d’horaire d’hiver fait que l’œil et les réflexes associés à la baisse de luminosité ne s’activent pas et ceci a pour conséquence une forte augmentation des accidents de la route et en particulier en ville, où des piétons et des cyclistes sont percutés par les voitures. Du jour au lendemain, ce qui était visible se retrouve dans la pénombre. L’œil et le cerveau ont besoin d’apprentissage pour conditionner des réflexes adaptés. Ainsi, d’une part, une heure légale sans rapport avec la luminosité du lieu où nous vivons et, d’autre part, des changements d’heure brutaux sont une négation totale de la physiologie humaine et même de phénomènes qui régissent la vie sur terre. Il s’agit des biorythmes. Tout un chacun connaît les perturbations d’un décalage horaire. Pourquoi mépriser cette évidence ? Il est montré que nous sommes soumis à une horloge interne autonome qui détermine un cycle de 24 heures environ : le cycle circadien démontré en premier chez les plantes en 1729. Ce cycle se caractérise par la succession d’événements biologiques qui ont lieu de façon périodique toutes les 24 heures. En premier les cycles veille/sommeil. L’être humain a donc une horloge biologique interne qui influence son comportement. Cette horloge, située dans les neurones supra-chiasmatiques de l’hypothalamus, demeure synchronisée avec l’alternance jour/nuit. Elle est soumise aux signaux photopériodiques grâce à la rétine. Changer le curseur sans arrêt provoque de nouvelles adaptations éprouvantes pour l’organisme, entraînant des troubles de l’endormissement par exemple ou des perturbations des sécrétions hormonales. Pourquoi donc nier notre nature physiologique et se mettre au pas des technocrates alors que mère nature sait davantage ce qu’elle a fait. L’heure solaire ou méridienne (GMT) apparaît comme parfaite pour nos organismes issus de cette lumière tant vénérée et respectée par bien des civilisations. *GMT : l’heur e moyenne de Greenwich, en anglais Greenwich Mean Time, est l’heure solaire moyenne au méridien de Greenwich, méridien d’origine des longitudes, traversant l’Observatoire royal de Greenwich à Londres en Angleterre.

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Christ Seul

Christ Seul est le mensuel des Églises évangéliques mennonites de France, issues de la Réforme radicale du 16e siècle. Les Églises mennonites appartiennent à la famille des Églises protestantes. Elles sont apparues en même temps que la Réforme de Luther, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Alsace et en Suisse, au début du 16e siècle.

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