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Près de six mois après le dernier confinement, quid du télétravail ?

Le 9 juin, le gouvernement décrétait la fin du télétravail à 100 %. Où en sommes-nous aujourd'hui ?

Un contenu proposé par Une plume et des gens

Publié le 25 octobre 2021

La crise du Covid-19 a eu impact important sur le monde de l’entreprise. Du jour au lendemain, des millions de Français se sont mis à télétravailler. Alors que la pandémie quitte peu à peu nos vies quotidiennes, le télétravail demeure comme le montre le baromètre Paris Workplace 2021, publié le 21 octobre 2021 : pour la majorité des personnes interrogées, 2,25 jours de télétravail est le nombre de jours idéal de home office par semaine. En février 2020, ce chiffre n’était que de 1,55 jour par semaine. D’ailleurs, on note étonnamment que les moins de 35 ans, peut-être plus isolés, ne demandent « que » 2,1 jours de télétravail contre 2,3 pour les plus de 35 ans.

Les cadres, premiers concernés

Aujourd’hui, la part de télétravail est d’environ 30 % alors qu’elle était encore à 47 % cet été, selon une étude menée par Kantar pour L’ADN et Kaspersky, datant de septembre 2021. Rappelons qu’il ne concerne essentiellement que les cadres. Entre 30 et 50 % des actifs seront concernés par le télétravail en 2050, d’un jour par semaine travaillé à distance au télétravail complet, avance un rapport sur la « révolution du travail à distance » de la délégation sénatoriale à la prospective publié également le 21 octobre.

De nombreuses conséquences 

Réduction des coûts et du temps de transport, potentiel meilleur équilibre entre vie personnelle et vie privée… Certains travailleurs ont pris goût à cette nouvelle manière de travailler qui n’est pourtant pas sans conséquence.

« Si les chiffres officiels manquent encore de solidité, de nombreux signaux attestent que la France connaît bien, dix-huit mois après le premier confinement, un début d’exode d’urbain. Il concerne principalement des Franciliens attirés par des villes moyennes ou des territoires ruraux facilement accessibles et dotés d’infrastructures, notamment numériques, adaptées à la révolution en cours du télétravail », soulève le quotidien Libération.

Des migrations qui risquent à l’avenir de changer le visage de l’Hexagone. Plus inquiétant, le télétravail pourrait être une porte ouverte aux délocalisations des métiers qualifiés. L’ANDRH, l’association nationale des DRH pointe notamment le risque de voir plusieurs milliers d’emplois quitter la France dans les mois à venir. Les postes concernés sont les comptables, les ingénieurs, les fonctions support, les développeurs web, les data scientists, les designeurs, les gestionnaires de paie, des RH… A noter également de nouveaux risques psychosociaux, l’isolement, la perte de motivation, ou la déshumanisation des relations de travail.

« Aménageur du territoire »

Pour sa part, la délégation sénatoriale à la prospective souhaite que le télétravail ne développe de façon anarchique. Sénatrice de la Loire et membre de Parti communiste français, Cécile Cukierman plaide notamment pour que « les élus locaux se saisissent du télétravail en tant qu’aménageur du territoire » pour que « cette révolution culturelle ne soit pas que métropolitaine. » Le rapport essaye de considérer cette « révolution » du télétravail comme une « opportunité de relocalisation et d’aménagement du territoire », notamment pour les « villes moyennes dotées d’un bon niveau de services et disposant d’infrastructures de transports bien connectées. » Par exemple, les sénateurs appellent à réfléchir à des politiques d’incitations fiscales afin d’inciter les entreprises à mettre en place des tiers lieux de télétravail dans des endroits plus périphériques.

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