Procès attentats du 13-Novembre
Justice

Procès des attentats du 13-Novembre : les accusés à la barre

Après avoir donné la parole aux rescapés et aux proches des victimes des attentats du 13 novembre 2015, la cour d'assises spéciale de Paris interroge les accusés, à partir du mardi 2 novembre. Salah Abdeslam entamera cette nouvelle phase.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Publié le 2 novembre 2021

Auteur : Camille Verdi

Alors que quelque 350 proches de victimes et rescapés des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis ont défilé à la barre de la cour d’assises spéciale depuis l’ouverture du procès, le mardi 2 novembre marque une nouvelle étape. C’est désormais aux 14 accusés présents d’être interrogés. Le Figaro indique que Salah Abdeslam sera le premier à répondre aux questions des juges. Tour à tour, leur personnalité, leur parcours scolaire et professionnel, ainsi que leur passé judiciaire, seront évoqués. “C’est une étape incontournable et essentielle du procès”, commente Adrien Sorrentino, l’un des avocats de la défense.

Quatre journées sont consacrées à cet examen. “À première vue, cela nous paraît court”, notent les avocats de Salah Abdeslam, Mes Olivia Ronen et Martin Vettes. Ils ne cachent pas non plus leur étonnement face à l’exclusion de l’aspect religieux de cet “interrogatoire de curriculum vitæ, alors même qu’il fait partie intégrante de (la) personnalité”, de leur client. Unique membre des commandos du groupe État islamique (EI) rescapé des attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et Saint-Denis, Salah Abdeslam ne sera pas non plus questionné sur les crimes qui lui sont reprochés. Pour cela, il faudra attendre une nouvelle étape prévue au mois de janvier, précise le quotidien.

Six autres accusés jugés en leur absence

Le 8 septembre, premier jour du procès, Salah Abdeslam s’était présenté comme un “combattant de l’État islamique”. Placé à l’isolement total et sous vidéosurveillance constante depuis le début de son incarcération il y a cinq ans et demi, il s’était ensuite octroyé la parole afin de dénoncer ses conditions de détention. Le 15 septembre, à la demande du président de la cour, il avait résumé ainsi sa position sur les faits : “On a visé la France, des civils, mais il n’y avait rien de personnel”, avant d’évoquer les “avions français qui ont bombardé l’État islamique, les hommes, les femmes, les enfants”. “François Hollande savait les risques qu’il prenait en attaquant l’État islamique en Syrie”, avait-il ajouté, rappelle Paris Match. Six autres accusés, dont cinq sont présumés morts, sont également jugés, mais par défaut, lors de ce procès hors-norme. 

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