présidentielle
Débrief politique

Voeux de candidats, violences visant les élus… Les 5 actus à retenir de la semaine

Vous n'avez pas eu le temps de tout lire, on vous résume les informations sur la campagne présidentielle de la semaine écoulée.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Publié le 3 janvier 2022

Auteur : Camille Verdi

Les candidats à la présidentielle 2022 étaient sur le pont lors de la dernière semaine de 2021. Si la question du nucléaire peut compromettre une union de la gauche, ces derniers jours ont également été marqués par les vœux des candidats aux Français. Et durant le week-end la députée LREM Aurore Bergé a appelé les candidats à faire front contre les violences visant les élus. Dans le même temps, une polémique autour d’un drapeau européen accroché sous l’Arc de Triomphe a été l’occasion d’un règlement de comptes entre Valérie Pécresse (LR) et Clément Beaune, le secrétaire d’État en charge des Affaires européennes. Quant à Éric Dupond-Moretti, il a estimé, dans un entretien, qu’Éric Zemmour favorise la diffusion “décomplexée de la violence dans la société”.

Le nucléaire, point de désaccord majeur

Dans une tribune publiée dans Le Monde, mercredi 29 décembre, Christiane Taubira, qui pourrait être candidate à la présidentielle pense qu’une “nouvelle aventure collective” à gauche est possible. Néanmoins, l’ex-garde des Sceaux reconnaît une divergence majeure qui pourrait faire échouer une union de la gauche : le nucléaire. “Le débat sur les sources d’énergie ne peut être évacué”, tant il est devenu incontournable dans la campagne. Par exemple, alors que l’écologiste Yannick Jadot rejette l’idée de construire de nouveaux réacteurs, avancée par Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon (LFI) a repoussé la sortie de la France du nucléaire de 2030 à 2045, rappellent Les Echos.

Séances de vœux

Alors qu’il n’est toujours pas candidat à sa propre succession, le président Emmanuel Macron a été précédé par des candidats à la présidentielle, vendredi. Par le biais d’une vidéo, plusieurs ont devancé ses vœux aux Français. C’est le cas de la candidate LR, Valérie Pécresse. Comme le rapporte Le Parisien, Valérie Pécresse a déclaré vouloir “construire une nouvelle ère d’espoir et de liberté qui succédera aux années Covid”, en s’appuyant sur “des réformes et des progrès concrets”. Désireuse de “rassembler” “tous ceux qui aiment la France”, elle a assuré qu’une autre politique existe que celle de “la verticalité d’un pouvoir solitaire” que “l’immobilisme du pouvoir en place”

Marine Le Pen, candidate du RN, a invité les Français “non pas à regarder ou attendre l’élection présidentielle, mais à la faire”, incitant ainsi ses électeurs à se mobiliser, après leur désertion des urnes lors des élections régionales. “Soyons bien tous conscients que le peuple n’a que la nation pour le défendre et la nation n’a que le peuple pour la défendre.”

Quant à Éric Zemmour (Reconquête ! ) il a profité de ses vœux pour déclarer que “2022 sera l’année de la dernière chance, nous ne pouvons pas baisser les bras, nous seuls pouvons en décider, j’ai besoin de vous”, avant d’ajouter : “Adieu la faiblesse, la démission et la soumission, adieu Emmanuel Macron, bonjour la France, la reconquête commence ce soir à minuit”. Autre candidat de droite, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) s’est présenté en héraut de la “liberté” appelant à un “sursaut démocratique pour redonner le pouvoir au peuple français”

La candidate socialiste Anne Hidalgo a, quant à elle, proposé “une France réconciliée dans la justice, une France réunie autour des valeurs de la République, une France pour tous”. Et d’ajouter qu’“il existe une alternative républicaine, sociale, écologique et de progrès”, “tel est le but d’une gauche qui doit s’unir”.

Optant pour des vœux décalés, Yannick Jadot (EELV) s’est projeté dans le futur, se mettant en scène en train de faire le bilan de son quinquennat à l’approche de l’année 2027. Pendant ce temps, en bas de l’écran, un bandeau diffuse des petites phrases détournées d’adversaires politiques, rapporte le quotidien.

S’unir contre la violence qui vise les élus

Dans un entretien accordé au JDD et publié sur son site samedi 1er janvier, la députée La République en marche (LREM) Aurore Bergé a appelé à un “front commun contre la violence dans le débat public”. Elle a demandé la prise de sanctions “à la hauteur de la violence des menaces” et des agressions de plus en plus nombreuses. Parmi les plus récentes figure un mail envoyé le Premier de l’an à la députée du Havre et porte-parole du parti Horizons, Agnès Firmin-Le Bodo. “Je ne pense en permanence qu’à une seule chose : venir te décapiter”, y est-il inscrit, rapporte France bleu. Son auteur lui reproche sa “collaboration” avec la majorité et sa “dictature”.

Polémique autour de la présidence tournante de l’Union européenne

Alors que l’accrochage d’un drapeau européen sous l’Arc de Triomphe pour célébrer la présidence du Conseil de l’Union européenne par la France pendant les six prochains mois a provoqué une pluie de critiques contre Emmanuel Macron, Clément Beaune a rétorqué sur l’antenne de France Inter, dimanche. Le secrétaire d’État en charge des Affaires européennes a, notamment, dénoncé une “faute politique lourde” de Valérie Pécresse “complice” selon lui “de ce dérapage de l’extrême-droite”. “Nous n’avons aucune leçon de patriotisme à recevoir de Madame Le Pen, Monsieur Zemmour ou Madame Pécresse qui devient une photocopieuse de l’extrême-droite jour après jour”, a-t-il ajouté.

Éric Zemmour favorise l’expression de la violence selon le garde des Sceaux

Dans une interview accordée au Parisien et publiée le 1er janvier, Éric Dupond-Moretti accuse Marine Le Pen de faire “la courte échelle” à Éric Zemmour. Le ministre de la Justice y explique également qu’“autrefois, nous avions des individus isolés qui se réunissaient au bistrot, racontaient ce qu’ils avaient à dire et ça s’arrêtait là. Aujourd’hui, on a un agrégat de violences qui se diffusent sur les réseaux sociaux et une espèce de licence donnée à des gens”. Et de citer l’exemple de “Monsieur Zemmour, qui autorise l’expression décomplexée de toutes les violences verbales” dans cette présidentielle.

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