Le métier de pasteur

Le métier de pasteur

Cinq fonctions principales définissent le ministère pastoral.

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Publié le 11 mars 2015

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Quelles sont les fonctions d’un pasteur ? Martin Luther, dès 1520, les définit de la façon suivante dans son adresse A la noblesse chrétienne de la nation allemande : « Administrer la parole et les sacrements de Dieu, c’est une tâche et une fonction, un métier, comme celui de forgeron, paysan ou prince, tous au service les uns des autres et concourant au bien commun. »

Dans son ouvrage Ré-enchanter le ministère pastoral, Raphaël Picon distingue cinq fonctions principales :

  • Une fonction théologique. Le pasteur est celui qui prêche et enseigne la présence du Christ. Il n’impose pas ce qu’il convient de croire ou de penser ; il est libre dans sa prédication. Il administre les sacrements (Baptême et Cène).
  • Une fonction d’écoute. Le pasteur apporte une parole lors des grands événements de la vie. Il aide la personne à confier ses soucis à Dieu, à restructurer ses pensées par des récits bibliques. En aucun cas, le pasteur ne peut absoudre les péchés, mais il annonce le pardon.
  • Une fonction sociale. Le pasteur est sollicité pour animer la paroisse et certaines de ses activités : les cultes, les baptêmes, mariage, enterrements, le catéchisme, l’animation biblique, l’entraide, etc. Son objectif est de motiver les gens à témoigner de leur foi et à la vivre pleinement.
  • Une fonction symbolique. En tant que ministre de l’Église, il représente « la possibilité d’une transcendance, de l’action et de la présence créative de Dieu », autant pour ceux qui sont dans l’Église, que pour ceux qui n’y sont pas.
  • Une fonction identitaire. Le pasteur est un repère dans la foi et peut aider chacun à enrichir sa vie spirituelle.

Selon les goûts et talents de chaque pasteur, les demandes de sa paroisse, sa pratique sera plus ou moins diversifiée. Il est aidé dans sa tâche par les laïcs.

« Il est coutume de dire, dans le protestantisme, que le pasteur est nécessaire au bien-être de l’Église et à son bon fonctionnement, mais non à son être même, à son fondement, ce qui est la thèse catholique. » (Raphaël Picon, op. cit.)

C’est pourquoi une paroisse peut vivre sans pasteur pendant un an ou deux.

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