Par les Docteurs Claire et Michel Sauer, médecins retraités à Toulouse

Face à une médecine de plus en plus efficace mais aussi nettement plus invasive, les lois de bioéthique (Kouchner en 2002, Léonetti en 2005 et Clayes-Léonetti en 2016) ont progressivement énoncé la possibilité de refuser des soins, puis les notions d’obstination déraisonnable, de sédation profonde et continue jusqu’au décès, de directives anticipées et de désignation d’une personne de confiance. Les propositions de loi relatives à la fin de vie et aux soins palliatifs ont été votées à l’Assemblée le 25 février dernier ; elles doivent encore être examinées par le Sénat.

Pour beaucoup d’humains, il est compliqué d’envisager sereinement sa fin de vie, et poser des mots sur cette perspective s’avère difficile. Techniquement, la rédaction des directives anticipées peut poser des problèmes dans la mesure où, par exemple, le terme « d’acharnement thérapeutique » est trop vague et sujet à interprétations diverses. Or il est devenu habituel, à l’entrée dans un établissement de soins, en ambulatoire comme en hospitalisation, que l’identité de la personne de confiance et le texte des directives anticipées soient réclamées : si celles-ci n’ont pas été rédigées, le patient se trouve en situation délicate et peut être amené à écrire dans l’urgence des directives trop succinctes, incomplètes ou insuffisamment réfléchies.

Aider à la décision

Nous organisons des ateliers chaque deuxième samedi du mois dans les locaux du temple du Salin à Toulouse. Ils sont ouverts à toutes et tous sans caractère confessionnel, respectueux du secret médical et totalement bénévoles. Nous accueillons les personnes individuellement ou en couple. Les entretiens durent généralement une heure. Un dossier […]