Comment as-tu pris goût à la musique ?

Depuis toute petite, j’ai entendu mes parents chanter. Ils connaissaient beaucoup de chants issus du scoutisme et issus aussi de leur pratique chrétienne. Mes parents recevaient également régulièrement des 33 tours de musique classique. Le week-end, papa mettait facilement des disques de musique classique et moi, j’aimais vraiment les écouter.

J’étais sensible à toute musique que je pouvais entendre dans n’importe quel contexte : indicatifs d’émission de télé tout autant qu’une symphonie de Mozart.  Tout l’univers de la musique me mettait en joie.

A l’âge de 10-12 ans, j’ai eu un harmonica et une flûte à bec. Je jouais des mélodies que je connaissais d’oreille. Quand je suis entrée au collège, j’ai appris le solfège. Durant les cours de musique, il y avait, d’une part, la partie théorique, des bases assez simples que j’ai tout de suite intégrées, ce qui m’a ouvert un univers de compréhension de la musique. Dès que j’entendais une mélodie qui me plaisait, je transcrivais  les premières notes sur une portée. Il y avait d’autre part l’histoire de la musique et des compositeurs, accompagnée de l’écoute de diverse œuvres musicales. J’aimais beaucoup ces cours de musique d’autant que je ressentais les autres matières comme une contrainte.

Certains élèves se mettaient parfois au piano, alors, la salle de musique retentissait de leurs belles mélodies, à ma grande joie ! Voilà qui renforçait mon ardent désir de jouer du piano !

Vers l’âge de 14/15 ans, j’ai commencé à prendre des cours chez une professeure de mon quartier, et, par la suite, mes parents m’ont offert un piano ! Grâce à eux, je commençais une belle aventure !

Comment t’es-tu engagée dans la voie de professeure de piano ?

 Après mon mariage et la naissance de mes trois enfants, j’ai repris l’étude du piano de manière très assidue pendant plusieurs années.

Mes filles ont appris le piano au conservatoire et je les ai aidées régulièrement dans la pratique de l’instrument et du solfège.

A cette période, une famille que je connaissais m’a sollicitée pour que je donne des cours à leurs enfants. Ces gentils enfants ont été mes premiers élèves. Puis, le bouche à oreille aidant, j’ai reçu d’autres demandes et mon emploi du temps  s’est vite rempli.

En quoi ta pratique pédagogique a-t-elle évolué ? 

Je considère que tous les élèves sont différents et j’adapte ma pratique à chacun. Au fil du temps, j’ai pu observer chez les uns et les autres  un certain nombre de réactions par rapport aux conseils que je […]