Le cinéma s’aventure rarement dans les cabines de « 44 tonnes », ces vaisseaux d’acier qui irriguent nos économies dans l’anonymat des zones industrielles. Pourtant, c’est là, entre deux aires d’autoroute, que se noue l’histoire intense entre Étienne et Bartosz. Le film repose sur les épaules d’Alexis Manenti. L’acteur, habitué aux rôles de composition physique et de masculinité brute, impressionne par sa capacité à faire basculer son personnage, Étienne, dans une fragilité bouleversante. Au fil des kilomètres, sa carapace de routier se fissure pour embrasser une vulnérabilité qu’il ne soupçonnait pas. 

Sa vie était pourtant réglée comme une horloge : charger, décharger, en temps et en heure. L’homme s’était effacé derrière la logistique. Mais la rencontre avec Bartosz, un routier polonais, vient dérégler cette mécanique de la solitude. 

De la collision charnelle à la véritable histoire d’amour

Ce qui commence comme une parenthèse loin des regards, le désir brut de deux solitaires, se transforme en une véritable rencontre. Le film bascule de la rencontre des corps à la communion […]