Du média d’information, qui fait profession de diffuser des informations vérifiées et si possible objectives – « L’information n’est pas une opinion », selon le slogan d’une chaîne connue –, jusqu’aux sites de falsificateurs et de manipulateurs d’opinion, c’est toute une galaxie de réseaux sociaux qui envahit notre quotidien.
Ces réseaux, souvent pilotés par des « influenceurs », visent à connecter sur Internet des personnes qui ne se connaissent pas, partager de l’information, et faciliter les interactions sociales. S’il est des influenceurs honorables, capables de jouer un rôle positif d’information ou de soutien à certaines causes, d’autres cherchent à acquérir l’audience la plus vaste auprès d’un troupeau de « followers » dont ces marchands d’opinion tirent parfois de juteux bénéfices. Leur but est de peser sur leurs opinions, leurs comportements d’achat et leurs tendances.
Parmi ces tendances que certains diffusent aujourd’hui sur les réseaux, il en est une qui commence à prendre de l’ampleur, particulièrement dans la jeunesse : le masculinisme. En marge des formes paisibles et modérées de ce mouvement, certaines versions se distinguent par leur radicalité toxique : il s’agirait de redonner aux […]
